12 ans de prison pour le meurtre d'un homme de 27 ans à Besançon
12 ans de prison pour meurtre à Besançon

Un adolescent condamné pour meurtre aggravé

Un jeune homme de 17 ans au moment des faits a été condamné mardi à douze ans d'emprisonnement par la cour d'assises du Doubs pour le meurtre d'un homme de 27 ans, survenu le 11 août 2024 à Besançon. L'accusé a été reconnu coupable de meurtre aggravé par la consommation de cannabis. Le procès, qui s'est tenu à huis clos pendant deux jours, s'est conclu par une peine plus lourde que les réquisitions de l'avocat général, qui avait demandé dix ans.

Les faits : une altercation pour une chaise

Les faits se sont déroulés dans le quartier dit de l'Amitié, à Besançon, lors d'une soirée d'été étouffante. Ce soir-là, des habitants étaient descendus dans la rue pour chercher un peu d'air. Des jeunes avaient installé des chaises pliantes sur un parking au pied d'un immeuble. L'ambiance était calme jusqu'à ce qu'un désaccord dérisoire fasse monter la tension.

Peu avant 23 heures, la victime a quitté sa chaise pour remonter chez elle chercher une bouteille d'eau. À son retour, l'adolescent, domicilié dans l'immeuble, s'était installé à sa place. Une altercation a éclaté, le ton est monté, et le mineur est finalement reparti chez lui, mettant fin en apparence à la dispute. Mais quelques minutes plus tard, il est revenu armé d'un couteau et a porté plusieurs coups à la victime, dont un fatal dans le dos. Le jeune homme de 27 ans a succombé à ses blessures.

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Profil de l'accusé et déroulement du procès

L'accusé, un jeune Malien à la « vie cabossée » pris en charge par l'aide sociale à l'enfance, n'avait jusque-là ni antécédents judiciaires ni problème d'intégration signalé. Il a été interpellé rapidement après les faits. Lors du procès, il a reconnu avoir porté les coups de couteau, mais a expliqué « avoir été victime de violences » de la part du groupe présent en bas de l'immeuble. Cette version a été fermement contestée par l'avocat général, Lucas Maillard-Salin, qui la « réfute ».

Impact sur la famille et le quartier

Pour la famille de la victime, le choc est immense. « Les 24 membres de la famille de la victime ont assisté à l'exécution d'un fils, d'un neveu, d'un cousin », a confié à l'AFP Jules Briquet, leur avocat. L'émotion est encore vive près de deux ans après les faits. Dans ce quartier populaire, la tragédie a laissé des traces durables. « Depuis août 2024, la rue de l'Amitié s'est transformée en rue de l'Impasse », regrette Me Briquet.

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