Une mère hongroise s'oppose à la politique familiale du gouvernement
Devant des panneaux vantant les mesures économiques du gouvernement hongrois, dont l'un proclame : « Nous avons doublé les allocations familiales », une scène se déroule à Budapest le 28 janvier 2025. Anna, une mère de famille idéale selon les critères officiels, préfère garder son nom de famille confidentiel. Cette femme dynamique de 37 ans, aux cheveux bruns, élève trois enfants âgés de 3, 6 et 9 ans avec son mari dans un quartier verdoyant de la capitale, une rareté en Hongrie.
Des critiques acerbes contre les aides gouvernementales
« Mais si j'ai fait trois enfants, ce n'est certainement pas en raison des aides du gouvernement », affirme cette agente immobilière. Elle exprime son scepticisme envers la politique nataliste menée depuis seize ans par le premier ministre nationaliste Viktor Orban et révèle son intention de voter contre lui aux élections législatives du 12 avril.
Anna détaille ses griefs : « Les allocations familiales n'ont pas bougé depuis des années, je touche à peine 46 000 forints [120 euros] pour mes trois enfants ». Elle reconnaît l'existence du crédit bébé de 10 millions de forints [26 000 euros], partiellement remboursable après trois enfants, mais souligne les difficultés rencontrées : « On a dû se battre longuement avec la banque avant de l'obtenir ».
Un budget familial sous pression
Pour son budget serré, ce crédit est insuffisant face à plusieurs défis :
- L'explosion des prix des fournitures scolaires et de l'immobilier
- Une pénurie d'instituteurs dans les écoles
- Une perception négative des mères qui cherchent un emploi en Hongrie
Anna résume ainsi son mécontentement : ces mesures sont loin de compenser les réalités économiques et sociales auxquelles les familles hongroises doivent faire face quotidiennement.



