Lors du conseil municipal de ce mardi 28 avril, les élues socialistes et écologistes ont vivement critiqué le maire Thomas Cazenave, l'accusant d'un « recul » sur l'égalité entre hommes et femmes dans l'organisation de la nouvelle mandature. La place des femmes a été un fil rouge tout au long de la séance, et le sujet a refait surface lors de la dernière délibération concernant le soutien aux associations œuvrant pour l'égalité des genres.
Un rapprochement contesté entre santé et droits des femmes
La controverse est née du fait que le domaine des droits des femmes a été rattaché à celui de la santé, sous la responsabilité de l'adjointe Chantal Bergey. Pour l'élue socialiste Pascale Bousquet-Pitt, cette décision est problématique : « Le droit des femmes n'est pas une maladie », a-t-elle lancé, avant d'être rejointe par Harmonie Lecerf Meunier et Fanny Le Boulanger, qui ont dénoncé un « recul » dans la hiérarchisation des priorités.
La défense du maire
Face à ces accusations, Thomas Cazenave a tenté de calmer le jeu en affirmant qu'il ne fallait « pas y voir malice ». Selon lui, il s'agit d'un « choix pragmatique » qui repose sur une personne engagée, capable de porter les deux sujets. « On peut être féministe en passant par le soin », a rétorqué Chantal Bergey, visiblement piquée au vif par les critiques.
Le maire a ensuite essayé de minimiser l'importance de cette réorganisation en déclarant : « Je me fiche des numéros ». Mais l'opposition n'a pas été convaincue, estimant que la hiérarchisation des champs d'intervention n'est pas un acte politique anodin. Pour les élues, ce choix envoie un signal négatif sur l'engagement de la municipalité en faveur de l'égalité femmes-hommes.



