Ciboure installe 391 panneaux solaires sur son centre technique municipal
Ciboure : 391 panneaux solaires sur le centre technique

L'équipement photovoltaïque installé sur le toit du centre technique municipal de Ciboure vient d'être mis en service. Après avoir réduit sa consommation, la ville passe à la phase deux de sa politique de transition écologique : la production d'énergie. En seulement deux semaines, plus de 10 000 kilowattheures d'excédent ont été générés. « C'est énorme, non ? » s'enthousiasme Eneko Aldana-Douat, le maire de Ciboure, en découvrant le chiffre. L'ensoleillement des derniers jours a été favorable, même si rien n'est jamais acquis avec le ciel basque. Les mois à venir devraient confirmer ce bon départ.

Une installation photovoltaïque d'envergure

Ce mardi 28 avril, le maire, accompagné de son adjoint aux travaux Antton Billiotte, du responsable des bâtiments communaux Pierre Morlat et du chef d'entreprise Olivier Lamazouade, a présenté l'achèvement de l'installation des panneaux solaires sur le toit du centre technique municipal. Exactement 391 panneaux, couvrant 800 m², ont été posés à partir de l'été 2025 par la société landaise Lamazouade, filiale du groupe bayonnais Glass Partners Solutions.

L'investissement s'élève à 165 000 euros. L'installation est calibrée pour une production annuelle de 229 000 kWh, tandis que la consommation des bâtiments publics de Ciboure est de 390 000 kWh. Soit « plus de la moitié », se réjouit le maire.

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Un système d'autoconsommation collective

Le transfert d'énergie n'est pas direct. Le centre technique municipal lui-même consomme peu d'électricité. Mais le surplus ne sera pas perdu. « Grâce à la procédure d'autoconsommation collective mise en place par Enedis depuis quelques années, il y aura une déduction sur les factures de consommation pour les autres bâtiments », explique Olivier Lamazouade.

« Avec ce dispositif photovoltaïque, on sait à quel prix on aura l'énergie », poursuit le chef d'entreprise. Compte tenu de l'investissement et de la durée de vie minimale garantie de 25 ans, il estime le coût du kilowattheure autour de 4 à 5 centimes. « Un prix très compétitif ». La municipalité dépense actuellement 120 000 euros par an pour sa consommation électrique. L'économie devrait être significative. « Il faut attendre la première année de fonctionnement, mais on peut espérer une baisse de 30 à 40 % », avance prudemment Eneko Aldana-Douat.

Pas d'éoliennes, d'autres projets solaires possibles

D'autres toitures dans le secteur de la Plaine des sports pourraient accueillir des panneaux solaires à l'avenir, même si rien n'est encore acté. En revanche, une grande partie de la commune ne pourra pas être équipée : « On est assez contraints, car 75 % de la Ville est classée. La mairie ou l'église, par exemple, ne seraient pas possibles », illustre le maire. Des études pour l'éolien ont été réalisées mais finalement abandonnées : « Le rapport coût-bénéfice n'était pas intéressant, on n'a pas assez de vent l'hiver ».

Une stratégie en deux étapes

Cette production autonome d'énergie constitue le deuxième étage de la fusée écologique de Ciboure. Le premier, lancé au cours du premier mandat, visait à réduire la consommation municipale : l'acquisition de 5 véhicules électriques « a permis de réduire de 4 000 litres par an notre consommation d'essence », tandis que l'extinction des lumières la nuit (hors routes départementales) et leur passage en LED ont fait baisser la facture d'éclairage public « de 120 000 à 60 000 euros ». Baisser la consommation et accroître la production propre : ces deux leviers doivent permettre de diminuer « la dépendance aux fluctuations internationales sur les prix des fluides », insiste le maire.

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