L’établissement scolaire de Fumel a reçu cette distinction nationale qui vient récompenser un engagement de plusieurs années en faveur de la mixité et de la lutte contre les discriminations sexistes et l’homophobie. Après le collège, et avant le lycée professionnel qui le sera bientôt, le lycée Marguerite-Filhol vient de recevoir le label « Égalité filles - garçons », faisant de la cité scolaire fuméloise un des établissements de pointe dans la lutte contre les discriminations.
Un travail de longue haleine
Cette reconnaissance est l’aboutissement d’un travail mené depuis plusieurs années dans le cadre de l’Éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (Evars) imposée par les programmes de l’Éducation nationale à tous les niveaux d’enseignement. Dans les lycées fumélois, une équipe d’enseignants volontaires s’est formée autour de Kattel Paillard-Tourneur, professeure de lettres et histoire-géographie et référente « égalité », et du CPE Fabrice Pabois, qui prend en charge l’organisation des activités nécessaires pour répondre aux directives ministérielles et surtout aux questionnements des jeunes.
Actions phares de l’année scolaire
Depuis le début de l’année scolaire, trois actions phares ont été menées. « En novembre, un questionnaire a été lancé auprès des lycéens et membres du personnel pour connaître le ressenti de chacun sur le problème des violences faites aux femmes », explique Kattel Paillard-Tourneur qui constate que, « si le problème ne semble pas majeur dans l’établissement, des insultes sexistes sont notées par les filles sans que les garçons n’en aient vraiment conscience ».
Un travail avec la Maison des femmes a suivi. Le 8 mars, journée mondiale des droits des femmes, des salles de l’établissement ont été baptisées du nom de femmes célèbres. La dernière action s’est déroulée dans le cadre de la « journée contre l’homophobie » du 17 mai. Des intervenants de la fondation Le Refuge, créée pour accueillir des jeunes de 18 à 25 ans rejetés par leur famille pour leur homosexualité, sont intervenus dans toutes les classes de première. Pendant deux heures, des informations et des débats ont permis de faire prendre conscience à chacun des normes, lois et stéréotypes. « Les débats montrent que le questionnement est réel chez les jeunes et on espère aider à la suppression des préjugés », conclut Béatrice Voisin, déléguée départementale de la fondation.



