Les jeunes trouvent des raisons d'étudier en Lozère
Ce jeudi 25 septembre 2025, la journée des étudiants mendois a rassemblé les nouveaux arrivants dans la capitale lozérienne. Organisée par l'association étudiante et la Ville de Mende, cette manifestation a permis aux jeunes de découvrir leur nouvel environnement universitaire à travers diverses activités.
Une journée dédiée à l'intégration
Dès 15 heures, les étudiants se sont retrouvés au théâtre de Mende pour prendre connaissance du programme de la journée. Malgré un temps gris, l'ambiance était joyeuse, les participants arborant chapeaux et bandanas colorés. Au programme : un jeu de piste pour explorer la ville, une dégustation de produits locaux, l'installation d'une halle aux informations et une soirée à l'espace événements.
Mende compte sept établissements d'enseignement supérieur et accueille chaque année entre 800 et 1 000 étudiants. Si la ville n'apparaît pas en tête des classements des villes étudiantes les plus attractives, les motivations des jeunes pour y poursuivre leurs études sont nombreuses et variées.
Des motivations personnelles et académiques
Mélanie Eysseric, étudiante au Purple Campus, a choisi Mende pour se rapprocher de ses parents installés en Lozère depuis deux ans. "J'ai passé mon bac en Ardèche, à Aubenas, et je suis habituée à bouger", explique-t-elle. "La ville, c'est bien, mais à petite dose. Mende a l'air d'être une ville sympa." La jeune femme ne connaissait pas du tout le département mais n'avait pas d'appréhension particulière à l'idée de vivre en zone rurale.
Robin Cazottes, originaire de l'Aveyron, recherchait un cadre convivial et familial pour ses études. "Je ne suis pas forcément attiré par les grandes villes étudiantes", confie-t-il. "Je trouve qu'être en petit groupe permet de mieux travailler et d'apprendre plus facilement. Et puis, dans notre classe, on est un bon groupe de potes, on arrive à faire des trucs. Mende, c'est un peu vivant quand même, ce n'est pas non plus hyper-rural."
Des découvertes inattendues
Bastien Triffe, originaire de Savoie, n'avait pas choisi Mende en premier lieu. "Je n'ai été accepté qu'ici sur Parcoursup", révèle-t-il. "Au début, j'avais peur, j'allais dans un endroit qui pour moi était le coin perdu. Finalement, je ne regrette pas d'être venu. Même si ce n'est pas la ville étudiante comme Montpellier ou Lyon, ça reste sympa quand même, on fait des soirées entre nous. La formation est familiale, le cadre est bien et les enseignants sont super cool."
Éliane, arrivée du Gard il y a trois semaines pour préparer un BTS tourisme au lycée Chaptal, ne connaissait pas du tout la Lozère. Ses difficultés concernent davantage l'éloignement familial que la réputation de la ville. "Le maximum que j'ai fait sans eux, c'était quatre semaines", avoue-t-elle. "J'avais peur d'être loin de mes parents alors que j'ai toujours vécu bien entourée. Là, j'arrive et je suis vraiment toute seule. Dès que je peux, je rentre à Nîmes pour les voir."
Un choix assumé
Pourtant, Éliane avait fait un choix délibéré : "Moi, j'avais mis Mende en premier vœu ! Quand on m'a parlé de Mende, l'année dernière au lycée, ça m'a plu directement. Je me suis dit 'Il faut que je tente l'expérience et si ça ne me plaît pas, au pire, je ne ferai qu'un an'. Au moins, je teste ! Je ne voulais pas me mettre un frein sans même avoir testé."
Concernant la vie en Lozère, elle reconnaît : "C'est vrai que c'est un gros changement, puisque je sors complètement de la ville pour un endroit où on est vraiment entourés uniquement de la campagne. Mais j'aime bien, parce que c'est très reposant comparé à la ville."
Quant à la vie étudiante, la jeune femme ne craint pas l'ennui : "Par rapport à mon ancien lycée, en trois semaines j'ai déjà fait plus de sorties que quand j'étais là-bas", conclut-elle avec le sourire avant de rejoindre les activités de la journée.
Cette journée des étudiants mendois a ainsi mis en lumière la diversité des parcours et des motivations qui amènent les jeunes à choisir Mende pour leurs études supérieures, démontrant que l'attractivité étudiante ne se mesure pas uniquement à l'aune des classements nationaux.



