Tournais mobilisés contre la fermeture d'une classe et la création de triples niveaux
Tournais manifestent contre la fermeture d'une classe à l'école

Une mobilisation citoyenne pour défendre l'éducation à Tournais

Les habitants de Tournais, profondément inquiets pour l'avenir de leur école, se sont rassemblés jeudi 19 mars pour exprimer leur opposition ferme à la suppression programmée d'une classe. Cette fermeture, prévue pour la rentrée prochaine, transformerait l'établissement en trois classes à triples niveaux, une situation jugée inacceptable par la communauté éducative.

Des panneaux de protestation qui fleurissent dans le village

Depuis plusieurs jours, les passants peuvent observer aux abords du village, et particulièrement au rond-point de la D10, des messages percutants affichés sur des panneaux. « Touche pas à ma maîtresse » et « Classe supprimée, élèves oubliés » résument le sentiment général d'une population qui craint une dégradation significative des conditions d'apprentissage.

Une manifestation symbolique à la sortie des classes

Jeudi après-midi, à l'heure de la sortie scolaire, les représentants des parents d'élèves de l'école de l'Estey, soutenus par plusieurs élus locaux et accompagnés des enfants, ont organisé une manifestation pacifique. Leur objectif est clair : obtenir le maintien de la quatrième classe actuelle pour préserver la qualité de l'enseignement.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Julia Boulenouar, mère de deux élèves scolarisés dans l'établissement, explique la situation actuelle : « Actuellement, l'école compte 70 enfants répartis en quatre classes, maternelle et élémentaire, avec des doubles niveaux. » La fermeture d'une classe en septembre 2026 créerait selon elle une configuration pédagogique problématique avec trois classes à triples niveaux, couvrant toutes les sections de la petite section de maternelle au CM2.

Des conséquences multiples sur l'organisation scolaire

Cette réorganisation entraînerait également une réduction substantielle de la décharge de direction, qui passerait d'un jour par semaine à seulement un jour par mois. Mais le problème le plus préoccupant concerne les élèves à besoins spécifiques. « Sans compter les besoins spécifiques de certains élèves, qui représentent environ 18% selon les parents, et qui ne pourraient plus être correctement pris en charge dans des classes à trois niveaux », souligne Mme Boulenouar.

Un contexte démographique favorable au maintien

Les parents mettent en avant un argument démographique de poids : le projet de lotissement validé par l'équipe municipale sortante, qui devrait voir le jour dans les prochaines années, amènera probablement de nouvelles familles avec des enfants en âge scolaire. « Il suffirait de seulement quatre élèves supplémentaires inscrits pour la rentrée prochaine pour sauver notre classe », précise la représentante des parents, ajoutant que « cette possibilité n'est pas du tout exclue d'ici cet été ».

Une stratégie de mobilisation à plusieurs niveaux

Pour faire entendre leur voix et espérer une révision de cette décision par les services de l'Éducation nationale, les parents ont entrepris plusieurs actions. Un courrier officiel a été adressé le 6 mars dernier à l'inspectrice de l'Éducation nationale, tandis qu'une pétition en ligne a été lancée pour rassembler des soutiens.

Une seconde mobilisation est déjà programmée pour le 31 mars, date cruciale de la commission départementale chargée des fermetures de classes. Les manifestants prévoient de se rassembler devant la Direction des services départementaux de l'Éducation nationale de la Gironde pour maintenir la pression.

Il est à noter qu'au moment des faits, la maire sortante, Marie-Claude Agullana, n'avait pas encore officiellement transmis son écharpe tricolore, laissant planer une incertitude sur la position définitive de la municipalité dans ce dossier sensible.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale