Stages étudiants 2026 : une gratification minimale revalorisée à 4,50 euros par heure
Dans le cadre de leur parcours académique, les étudiants et lycéens sont tenus d'effectuer un stage en entreprise. Cette immersion professionnelle temporaire vise à concrétiser les enseignements théoriques, à développer des compétences pratiques et, in fine, à faciliter l'obtention du diplôme et l'insertion sur le marché du travail.
Depuis le 1er janvier 2026, le montant de la gratification des stages a été revalorisé, mais il varie en fonction de plusieurs critères : la durée du stage, le niveau de formation de l'étudiant et la nature même du stage. Ces conditions sont formalisées dans la convention de stage, un document contractuel signé par l'établissement d'enseignement, l'entreprise d'accueil et le stagiaire.
Les nouvelles règles de gratification pour les stagiaires en 2026
Le stagiaire doit réaliser des missions qui s'inscrivent dans son projet pédagogique et correspondent à sa formation. Au-delà de l'attribution de crédits ECTS (système européen de transfert et d'accumulation de crédits), une gratification peut lui être versée, et celle-ci a été augmentée au 1er janvier 2026. Il est important de rappeler que cette gratification est exonérée de charges sociales. Néanmoins, le stagiaire bénéficie des mêmes droits et protections qu'un salarié classique.
Une gratification devient obligatoire lorsque le stage dépasse une durée de deux mois consécutifs, ou 308 heures, au cours de la même année scolaire ou universitaire. Pour les élèves en CAP ou en baccalauréat professionnel, des indemnités ou allocations spécifiques sont versées directement par l'État, selon un barème établi.
Les stages en formation continue : des règles similaires mais sans aide de l'État
Les stages réalisés dans le cadre de la formation continue, comme ceux financés par le Compte Personnel de Formation (CPF), les reconversions professionnelles, la Validation des Acquis de l'Expérience (VAE) ou le dispositif Pro-A, sont soumis aux mêmes règles de gratification minimale que les stages étudiants. Ainsi, ils bénéficient également du minimum de 4,50 euros par heure dès lors que la durée atteint deux mois ou 309 heures de présence effective dans l'année.
Cependant, une différence majeure existe : ces stagiaires en formation continue ne perçoivent pas d'allocation de l'État. C'est l'entreprise d'accueil qui verse intégralement la gratification, sans bénéficier d'aide publique pour ce faire.
Le montant légal minimum et les disparités sectorielles
Le montant légal minimum obligatoire pour les stagiaires, qu'ils soient lycéens ou étudiants, est désormais fixé à 4,50 euros par heure. Ce chiffre correspond à 15% du plafond horaire de la Sécurité sociale, dont l'évolution détermine la revalorisation. C'est à l'entreprise qui accueille le stagiaire de verser cette somme.
Il est à noter que dans certains secteurs d'activité, la gratification peut être significativement plus élevée. Les domaines suivants sont souvent plus généreux :
- Banque et assurance
- Technologie et informatique
- Consulting et audit
- Industrie et aéronautique
Par ailleurs, pour attirer les talents les plus prometteurs, certaines entreprises offrent des avantages complémentaires, tels que la prise en charge des frais de transport ou des repas.
Les allocations spécifiques pour les filières professionnelles
Pour les élèves engagés dans des filières professionnelles, l'État verse des allocations hebdomadaires selon le niveau d'études :
- Seconde bac pro ou première année de CAP : 50 euros par semaine
- Première bac pro ou deuxième année de CAP : 75 euros par semaine
- Terminale bac pro : 100 euros par semaine
Ces montants visent à soutenir financièrement les lycéens durant leur période de stage, complétant ainsi le cadre général de la gratification.