Salomé Saqué : « Les médias ne donnent pas assez la parole aux jeunes »
À l’occasion de sa Carte Blanche à la Comédie du livre, la journaliste Salomé Saqué a dénoncé le traitement médiatique des jeunes, souvent présentés de manière binaire et négative. Elle a également alerté sur la progression des discours autoritaires et intolérants dans la société.
Une carte blanche pour la vulgarisation démocratique
Salomé Saqué, autrice de « Résister » et journaliste pour Blast, était ravie et honorée de cette invitation. Elle a expliqué vouloir utiliser cette tribune pour donner des outils de compréhension face aux crises politiques et sociales. « Mon objectif est de sortir d’un sentiment d’impuissance », a-t-elle déclaré. Elle a invité des personnalités pour offrir des grilles d’analyse et des idées d’action.
Le traitement médiatique de la jeunesse en question
Interrogée sur la représentation des jeunes dans les médias, Salomé Saqué a déploré un traitement trop binaire et souvent négatif. « Les jeunes sont présentés soit comme des dangers potentiels, soit comme des victimes », a-t-elle souligné. Elle a regretté que les jeunes ne soient pas assez acteurs de leur propre récit, car ils ne dirigent pas les grandes rédactions.
Un appel à toucher tous les publics
La journaliste a insisté sur la nécessité de s’adresser à toutes les générations, et pas seulement aux jeunes. Elle adapte ses formats pour toucher un public diversifié, notamment via la télévision. « La Comédie du livre est un lieu de ponts générationnels », a-t-elle ajouté.
Résister face à la montée de l’extrême droite
Salomé Saqué a présenté son livre « Résister », qui s’adresse à toutes les générations. Elle y décrypte les discours racistes et autoritaires présents dans les médias et sur les réseaux sociaux. Elle a alerté sur le fatalisme des jeunes face aux reculs démocratiques et à la dégradation des conditions économiques. « Nous choisissons de vivre dans un pays où il y a 350 000 sans-abri », a-t-elle rappelé.
La liberté d’expression menacée
Elle a également évoqué la censure aux États-Unis, où des livres sont interdits dans les bibliothèques. « Je ne sais pas si des événements comme la Comédie du livre seront encore possibles dans quelque temps », a-t-elle conclu.



