Une rentrée scolaire perturbée par des travaux non terminés
La rentrée dans les nouvelles classes de l'école maternelle André Quet à Nîmes connaît un retard important, provoquant la colère des parents d'élèves. Ces derniers ont déposé une pétition en mairie ce mardi 4 novembre pour dénoncer des conditions d'accueil qu'ils jugent inacceptables pour leurs enfants de grande section de maternelle.
Une pétition pour alerter sur les conditions d'accueil
Une délégation de deux parents s'est rendue à la mairie avec une pétition signée par 54 parents et grands-parents. Julie Dutois, parent d'élève de grande section, explique avec émotion : "La mairie nous avait annoncé la fin des travaux pour la rentrée des vacances de la Toussaint, et ce n'est pas le cas en raison d'un problème de livraison du nouveau mobilier."
Les parents pointent du doigt plusieurs problèmes majeurs :
- Des classes trop petites installées dans des locaux inadaptés
- Une cour de récréation inappropriée, toujours en travaux
- La présence d'un conteneur de recyclage et d'une cabane de jardin dans l'espace de jeu
- L'absence de brise-vue pour protéger les enfants des regards extérieurs
- Des déplacements quotidiens épuisants pour les jeunes élèves
Des déplacements quotidiens source d'inquiétude
Les parents s'alarment particulièrement des trajets imposés aux enfants : "Près de 10 minutes à pied pour les moments en garderie ou temps méridien après la cantine. Certains sont ainsi trimballés quatre fois par jour", déplorent-ils dans leur pétition. Ils évoquent également "un corps enseignant à bout face à cette désorganisation".
Dans leur document, les parents formulent des demandes précises :
- Une date ferme et officielle d'entrée dans les nouveaux locaux
- La mise en place immédiate d'aménagements provisoires décents et sécurisés
- L'installation de brise-vue et de jeux extérieurs adaptés aux enfants
- Une communication claire et régulière envers les familles et les enseignants
La réponse du maire face aux critiques
Le maire Robert Crauste a réagi rapidement à certaines demandes. Dès ce mardi 4 novembre, il a décidé de faire cesser les déplacements quotidiens des élèves : "Afin d'éviter le transfert notamment pendant le temps méridien, j'ai décidé, après consultation auprès des organismes habilités, de faire cesser ces déplacements quotidiens puisque les conditions d'accueil le permettent désormais."
Le premier magistrat reconnaît le retard et présente ses excuses : "Je comprends que les parents expriment leurs inquiétudes et leur mécontentement puisque j'avais pris l'engagement qu'à la rentrée de Toussaint, les élèves rentreraient dans leurs classes définitives flambant neuves. J'ai personnellement présenté mes excuses pour ce contretemps auprès des parents réunis avant les vacances."
Un retard lié à la livraison du mobilier
Le maire explique que le délai supplémentaire est dû à "la livraison du mobilier que nous avons souhaité neuf et le plus ergonomique et qualitatif possible". Malgré la mobilisation des élus et services communaux, des contraintes imprévues ont empêché la réception du matériel dans les temps.
Robert Crauste défend néanmoins le bien-fondé du programme de fusion des écoles maternelles et élémentaires : "L'ancienne école maternelle Eric Tabarly, réhabilitée, s'est transformée en pôle de la petite enfance avec 65 berceaux et un relais petite enfance. Car nos deux structures actuelles, la crèche Les Pequelets et la halte-garderie Les Moussaillons sont obsolescentes et vouées à la fermeture."
Un projet ambitieux de rénovation
Le point bloquant actuel concerne la rénovation de l'aile C de l'école André Quet, dédiée à l'accueil des deux classes de grande section de maternelle. Le projet prévoit :
- La rénovation complète de deux classes avec un vaste atelier
- Une salle de psychomotricité
- Une cour de récréation réaménagée avec un nouveau préau équipé de brumisateurs
- De nouveaux jeux et des espaces végétalisés et imperméables
"La situation actuelle est transitoire et l'installation dans les nouveaux locaux va se faire dans les prochains jours", assure le maire, qui rappelle que "ce programme a donné lieu à de nombreuses réunions d'information, d'échange et de rapport d'étape avec toutes les parties prenantes".
Malgré les tensions actuelles, Robert Crauste maintient sa volonté de dialogue : "Des parents ont décidé de communiquer par lettre ouverte, je respecte totalement ce choix mais ils savent que ma porte est toujours ouverte pour le dialogue."



