Rentrée 2026 : moins d'élèves, nouveaux dispositifs dans l'académie
Rentrée 2026 : effectifs en baisse et nouveaux dispositifs

L'académie de Montpellier supprime 148 postes pour la rentrée scolaire 2026, le 1er septembre, en raison d'une baisse démographique de 6 350 élèves. Malgré cela, elle annonce de nouveaux dispositifs pour renforcer le niveau en primaire et au collège, ainsi que des mesures pour la santé mentale des élèves. Les syndicats enseignants dénoncent un manque de moyens.

Des effectifs en baisse, des syndicats inquiets

La question de la présence d'un enseignant devant chaque classe reste posée. Sur fond de baisse démographique, 148 postes sont supprimés : 75 dans le premier degré et 73 dans le second. Stéphane Audebeau, secrétaire académique du SNES-FSU, déplore : "Cette baisse démographique est une chance d'améliorer les conditions d'enseignement à côté de laquelle on passe. On note aussi des fermetures de classes dans certains lycées."

Jessica Boyer, vice-présidente académique du Snalc, ajoute : "Le contexte reste difficile, on a les classes d'Europe les plus chargées d'Europe. Jusqu'à 33 ou 34 élèves dans les lycées et souvent 30 en CM2. Le tout avec de plus en plus d'élèves à besoins particuliers à prendre en charge." Malgré un regain d'attractivité des concours, certaines matières restent en tension, notamment les lettres modernes, la technologie et les maths.

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Recrutements et formations en question

La réforme du recrutement ouvre un concours aux étudiants à bac + 3. 101 d'entre eux, sous le statut d'élèves fonctionnaires, seront formés tout au long de l'année. 247 stagiaires à mi-temps et 231 à plein temps, recrutés essentiellement à bac + 5, seront placés devant les élèves. L'académie annonce une hausse de près de 60 % de ses intervenants de terrain pour la formation.

Les syndicats restent sceptiques. Jessica Boyer estime : "On ne peut pas exiger la même qualification pour un professeur de primaire, de collège ou de lycée, les concours sont très déconnectés de la réalité du terrain." Stéphane Audebeau ajoute : "Aucun véritable moyen supplémentaire n'ayant été alloué, on peut craindre une formation de base au rabais en termes de didactique et de pédagogie. Pour nous, recruter à bac + 5 est indispensable."

Renforcer les bases avec de nouveaux dispositifs

Aucune grande réforme n'est engagée cette année, selon la rectrice Carole Drucker-Godard, pour "consolider ce qui a été entrepris, avoir du recul". La priorité reste les savoirs fondamentaux : langage, syntaxe, vocabulaire, lecture, écriture, et raisonnement scientifique. L'académie expérimente le dispositif "Pionniers des maths" en primaire, utilisant les sciences cognitives pour améliorer les résultats. 28 classes de CE2 et CM1 participent, avec un accompagnement par des formateurs du Collège de France.

Dans le secondaire, le dispositif "Collèges en progrès" est mis en place dans une vingtaine d'établissements en grande difficulté. Une équipe d'appui de 40 membres (inspecteurs, ingénieurs) les accompagnera avec des stages de réussite pour le brevet et des méthodes alternatives. Ce programme s'étalera sur 3 ans. Un concours général des collèges valorisera l'excellence.

Santé mentale et violences sexuelles : des mesures annoncées

L'interdiction des portables en classe dans les lycées complète l'arsenal pour le bien-être des élèves. La lutte contre le harcèlement se poursuit avec 12 500 personnels formés en deux ans. Pour les violences sexuelles, la rectrice annonce des fichiers de personnes interdites "de plus en plus croisés entre l'école, le périscolaire et même le sport". En novembre, un questionnaire anonyme sera rempli par tous les élèves.

Carole Drucker-Godard assure que des moyens supplémentaires sont alloués : "Un référent santé mentale recruté dans chaque département, trois psychologues et des infirmiers conseillers techniques. Un référent formé dans chaque établissement devra être en mesure d'orienter les élèves en souffrance." Un Comité de pilotage académique avec des psys et pédopsychiatres sera créé, et une convention doit être signée avec le CHU de Montpellier.

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