Sète face aux défis du protocole sanitaire dans ses écoles
Depuis le lundi 3 janvier, les établissements scolaires de Sète doivent appliquer un nouveau protocole sanitaire, modifié à plusieurs reprises par le Ministère de l'Éducation nationale. Cette situation crée une complexité notable pour l'ensemble de la communauté éducative.
Une gestion au jour le jour pour les directeurs d'école
Dans une école élémentaire sétoise, la directrice consacre l'essentiel de son temps à l'application des nouvelles consignes sanitaires, reçues souvent au dernier moment. "On se sent seuls", confie-t-elle, jonglant entre les communications aux parents, les directives enseignantes et les mises à jour gouvernementales.
Le manque d'anticipation est pointé du doigt : "Cela nous oblige à improviser. On apprend le mardi ou le mercredi un cas positif et jeudi il faut être réactif, car on doit contacter les familles". La gestion des remplacements s'avère particulièrement délicate, avec l'interdiction de brasser les classes qui contraint à demander aux parents de garder leurs enfants.
Les familles en première ligne
Devant les écoles, les parents expriment leur désarroi face à la lourdeur du protocole pour les jeunes enfants. "Se faire tester tous les deux jours, c'est ridicule. C'est trop ! Ma fille a été testée trois fois en cinq jours", témoigne une mère.
Les conséquences psychologiques inquiètent également. La maman de Chainez, 5 ans, raconte : "Ils ne nous voient plus sourire et vivent avec une distanciation sociale". Sa fille, contaminée récemment, s'était exclamée en pleurs : "Je pourrais plus faire de câlins ! Je vais mourir !". Le test nasal lui-même a nécessité l'intervention de trois adultes pour la maintenir.
La Ville de Sète en mode adaptation
La municipalité reconnaît devoir "jongler avec les réaffectations de personnel" dans une gestion "tendue, comme partout". Pour maintenir les services, des agents administratifs viennent en renfort matin et soir aux agents d'animation lors de l'accueil des élèves et sur le temps périscolaire.
Malgré ces difficultés, la Ville assure que la situation reste "sur les rails", même si le protocole hyperprécis et les absences d'agents malades compliquent considérablement le suivi.
Chiffres et mesures d'accompagnement
À l'échelle de la circonscription, 112 classes étaient fermées jeudi dernier à 13 heures. Face au "raz-de-marée" Omicron, l'Académie a mobilisé du personnel supplémentaire, notamment des agents de médiation LAC pour les campagnes de dépistage par tests salivaires.
Un recrutement par circonscription a également été mis en place pour accompagner les chefs d'établissement. Ces mesures visent à faire face aux cas "perlés" ou intrafamiliaux, ainsi qu'à l'accueil des enfants de soignants.
Une nouvelle semaine a débuté le lundi 10 janvier avec un protocole partiellement allégé, tandis que les consignes et actions continuent d'évoluer quotidiennement pour adapter la réponse sanitaire à la réalité du terrain.



