Pérols met fin à l'expérimentation de l'uniforme scolaire par lassitude
Pérols stoppe l'uniforme scolaire : lassitude des parents et profs

La commune de Pérols, située dans l'Hérault, a décidé de mettre un terme à l'expérimentation du port de l'uniforme dans ses écoles, dès la fin de l'année scolaire en cours. Cette décision fait suite à une consultation du corps enseignant et des parents d'élèves, qui se sont majoritairement prononcés contre la poursuite de l'expérience.

Une décision motivée par la lassitude

Malik Hamel, directeur de cabinet du maire de Pérols, explique que la commune suit le souhait du corps enseignant et des parents. « Nous les avons interrogés sur une éventuelle pérennisation de l'expérimentation, et ils n'y sont plus favorables », précise-t-il. La principale raison invoquée est la lassitude, davantage qu'une question de coût, puisque la commune prenait en charge les vêtements.

Des avis partagés dès le départ

L'expérimentation, lancée à la rentrée 2024-2025, avait suscité des avis mitigés dès le début. La première année, une seule des deux écoles avait choisi l'uniforme, avant que les deux ne l'adoptent la seconde année. Les enseignants n'étaient pas franchement favorables, contrairement aux directeurs d'école. Les parents, eux, étaient partagés : 55 % contre, 45 % pour.

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Un sentiment d'appartenance qui s'est estompé

Si les élèves étaient initialement enthousiastes, trouvant dans l'uniforme une forme d'identité et un signe d'appartenance à leur école, cet engouement a rapidement diminué. « Plus personne n'y voyait un intérêt, le sentiment d'appartenance a fini par s'atténuer », observe Malik Hamel. La lassitude s'est installée, tant chez les parents que chez les enfants.

Des inconvénients pratiques

Au fil du temps, l'uniforme est devenu moins pratique pour les parents : les vêtements se sont dégradés en fin d'année, ayant été surutilisés. Pour les élèves, l'obligation de porter les mêmes vêtements est devenue pesante. « Les enfants ont envie de s'habiller différemment au bout d'un moment. À cet âge-là, la façon de s'habiller construit l'identité d'un enfant », note le directeur de cabinet.

Un coût de 90 000 euros

L'expérimentation a coûté 90 000 euros à la commune pour habiller les 400 écoliers des deux groupes scolaires. Malik Hamel souligne les difficultés rencontrées pour trouver des fournisseurs correspondant aux attentes en matière d'uniformes. À la rentrée prochaine, les élèves retrouveront la liberté de personnaliser leurs vêtements.

Contraste avec La Grande-Motte

À La Grande-Motte, autre commune de l'Hérault expérimentant l'uniforme, la tendance est plus favorable. Le maire, Stéphan Rossignol, indique que les deux tiers des parents sont favorables à la poursuite de l'expérience, signe d'une bonne acceptation tant par les parents que par les élèves.

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