Montpellier : Patrick Gilli défend la légalité des examens en ligne à Paul-Valéry
Patrick Gilli défend les examens en ligne à Paul-Valéry

Montpellier : la fermeté de Patrick Gilli face aux critiques sur les examens dématérialisés

À l'université Paul-Valéry de Montpellier, une décision audacieuse fait couler beaucoup d'encre. Le président Patrick Gilli maintient fermement la tenue des examens en ligne via la plateforme Moodle, une singularité notable dans un contexte universitaire marqué par les blocages. Cette position, qu'il qualifie lui-même de "mode dégradé", soulève des questions brûlantes sur la légitimité et la fiabilité des épreuves dématérialisées.

Un soutien affirmé des enseignants et un cadre légal invoqué

Dans un communiqué adressé aux étudiants, Patrick Gilli rappelle avec force que "la tenue des examens est la seule conforme à la loi". Il met en avant le soutien d'une grande majorité des enseignants, contrastant ainsi avec les voix discordantes de l'intersyndicale universitaire. Le président dénonce vigoureusement l'idée d'un semestre accordé par banalisation, la qualifiant de "mesure complètement illégale" qui irait à l'encontre des intérêts des étudiants.

Il pointe du doigt une assemblée générale du 4 avril, où une proposition de semestre gratuit avec une moyenne de 10 pour tous aurait été validée par seulement 30 personnes, alors que la communauté universitaire compte 1 300 personnels, dont 700 enseignants. Pour Gilli, cette initiative relève de l'intoxication.

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La bataille contre les fausses informations et les recours

Un faux document, largement diffusé auprès des enseignants, a accusé l'université de violer le principe d'anonymat des copies et de modifier illégalement les modalités d'examen en cours d'année. Patrick Gilli, prévenu d'un recours déposé par la CGT, Solidaires étudiants et Sud éducation, reste imperturbable. Il se dit "conforté dans la pertinence et la légalité des décisions prises" dans ce contexte exceptionnel.

Il invoque le cas de force majeure et l'urgence avérée, inscrits dans le règlement de l'UM III, pour justifier la tenue des épreuves. "Ni ce recours ni une éventuelle fermeture du site ne sauraient remettre en cause la validité et la tenue des épreuves", affirme-t-il avec détermination. Il insiste sur le fait que les seules informations officielles doivent émaner de la présidence ou des services centraux, discréditant ainsi les autres sources.

Une résolution inébranlable face aux défis

Comparé à Don Quichotte pour sa ténacité, Patrick Gilli se prépare à riposter à toutes les critiques, qu'elles soient fondées ou non. Son engagement à maintenir les examens en ligne, malgré les tempêtes, illustre une volonté de préserver l'intégrité académique dans des circonstances difficiles. Cette position ferme, bien que controversée, souligne les défis auxquels font face les institutions éducatives dans l'ère du numérique et des crises imprévues.

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