Parents d'élèves excédés par les tests répétitifs à l'école
Parents excédés par les tests répétitifs à l'école

Épuisement généralisé face au protocole sanitaire scolaire

Le président de la FCPE des Pyrénées-Orientales, Rémy Landri, exprime avec force le sentiment d'épuisement et d'impuissance qui s'est emparé des parents d'élèves. Le protocole sanitaire actuel, jugé difficilement applicable, suscite une lassitude croissante au sein des familles. Les annonces gouvernementales successives, souvent tardives, contribuent à cette confusion générale.

Un protocole ubuesque et des tests insuffisants

"On a du mal à suivre", confie Rémy Landri, pointant du doigt le caractère ubuesque des trois tests imposés. Les parents en ont "ras le bol" de devoir tester leurs enfants ou se faire tester tous les deux jours. La récente modification, qui évite de recommencer le protocole de trois tests en cas de nouveau cas dans la classe, est perçue comme trop légère.

Une mère de famille illustre ce désarroi : "On a eu un cas le lundi puis un le mardi. On ne sait plus si on est à J+0, à J+2...". La répétition des tests nasopharyngés est même qualifiée de "maltraitance" pour les enfants.

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À cette lourdeur psychologique s'ajoute une pénurie criante de tests. Dès le lundi suivant l'annonce, les pharmacies ont été prises d'assaut. "Je comprends le parent qui se décourage parce qu'il faut affronter une file d'attente de 20 personnes", souligne le président de la FCPE, déplorant l'absence d'anticipation sur l'approvisionnement.

Des situations pédagogiquement intenables

Le protocole actuel crée des situations absurdes et pénibles. Lorsqu'une classe est suspendue pour cas de covid, les enfants dont les parents ne peuvent pas venir rapidement les chercher se retrouvent dans le couloir. Ils sont placés sous la surveillance approximative d'enseignants qui doivent simultanément assurer leurs cours.

Cette gestion chaotique génère une tension palpable entre enseignants et familles, tension que les enfants ressentent pleinement. "On joue avec le moral des parents et des élèves avec une forme permanente de suspicions", déplore Rémy Landri. Les enseignants, contraints d'être plus sévères dans l'application des gestes barrière, voient leurs relations avec les élèves se détériorer.

Cette atmosphère de défiance et de souffrance empêche les élèves d'apprendre dans des conditions optimales. Parallèlement, la continuité pédagogique à distance reste problématique, l'école "numérique" étant toujours aussi compliquée et inadaptée pour les élèves absents plusieurs semaines.

Un appel au retour à un protocole plus raisonnable

Face à cette situation, Rémy Landri plaide pour un retour au protocole en vigueur avant les vacances de Noël. "C'était moins contraignant sur le plan psychologique, moins usant", rappelle-t-il. Les parents et enseignants sont aujourd'hui confrontés à des directives incompréhensibles et à des situations très pénibles.

Le président de la FCPE des PO résume ainsi l'état d'esprit général : un vrai découragement s'est installé, nourri par la complexité du protocole, la pénurie de tests et l'impact psychologique sur les enfants. La communauté éducative dans son ensemble appelle à des mesures plus claires, plus stables et surtout plus respectueuses du bien-être des élèves et de leurs familles.

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