Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé un durcissement des règles de notation pour le brevet et le baccalauréat, avec un accent renforcé sur l'orthographe. Dans une circulaire publiée le 26 mars, il exige une qualité rédactionnelle accrue dans toutes les disciplines. Le document, adressé à tous les recteurs d'académie, rappelle que « les épreuves du DNB et du baccalauréat prennent en compte, dans l'attribution de la note, la qualité rédactionnelle : orthographe, syntaxe, grammaire, clarté de la langue et lisibilité du propos. »
Une mesure qui divise
Cette circulaire a suscité une vive réaction de l'ancienne ministre Cécile Duflot, désormais à la tête d'Oxfam France, qui estime que « l'orthographe n'est pas une religion. » En réponse, Édouard Geffray a accordé une interview au Figaro mercredi, affirmant que l'orthographe est « discriminante. » Il déclare : « Oui, ne pas la maîtriser ferme des portes, je n'ai aucun doute là-dessus. C'est la raison pour laquelle elle doit être une priorité, comme la grammaire et la syntaxe qui participent à la structuration de la langue et de la pensée. »
Des conséquences directes pour les élèves
À l'approche des épreuves du brevet (du 26 au 30 juin) et du baccalauréat (débutant le 15 juin avec la philosophie), le ministre demande aux examinateurs de serrer la vis sur l'orthographe, qui n'était « pas considérée comme prioritaire » jusqu'alors, notamment dans les disciplines scientifiques. « Si un raisonnement mathématique est juste mais mal rédigé, l'élève n'aura pas 20 sur 20 », affirme-t-il. Il ajoute que « les élèves qui rédigent des copies mal rédigées ne peuvent pas avoir le bac. »
Édouard Geffray précise sa position : « Ce serait leur mentir sur leur niveau. Je préfère avoir des bacheliers en moins plutôt que de fabriquer de la frustration dans la suite de notre parcours. » Cette déclaration souligne la volonté du ministère de renforcer l'exigence académique, quitte à réduire le nombre de diplômés.
Cette réforme s'inscrit dans un contexte de débat sur la maîtrise de la langue française chez les jeunes. Le ministre insiste sur le fait que l'orthographe, la grammaire et la syntaxe sont essentielles pour la structuration de la pensée et l'insertion professionnelle. Les recteurs sont donc invités à veiller à l'application stricte de ces nouvelles consignes lors des corrections.



