À Nîmes, des écoliers jouent les avocats dans un procès fictif sur les droits de l'enfant
Nîmes : des écoliers en procès fictif sur les droits de l'enfant

À Nîmes, des écoliers se glissent dans la peau d'avocats et de magistrats

Dans la salle d'audience du tribunal judiciaire de Nîmes, une scène inhabituelle se déroule ce vendredi matin. Des enfants de l'école Marie-Durand, revêtus de robes d'avocats et de magistrats spécialement modifiées à leur taille, participent activement à un procès correctionnel fictif. Cette initiative pédagogique vise à leur faire comprendre et s'approprier leurs droits, avec un accent particulier sur les droits de l'enfant.

Une simulation conçue par les enfants eux-mêmes

La magistrate Julia Saléry, actuellement détachée à l'École nationale de la magistrature, a orchestré ce projet avec le soutien de l'établissement scolaire et de l'avocat nîmois Me Mansat-Jaffré. "Il s'agissait d'effectuer une simulation d'audience correctionnelle qu'ils ont eux-mêmes imaginée autour de la thématique des droits de l'enfant", explique-t-elle. Les élèves ont ainsi endossé tous les rôles clés d'un procès : juges, procureur, greffier, avocats et huissier-audiencier.

Découvrir la justice et susciter des vocations

L'objectif principal de cette action est double. D'une part, il s'agit de faire découvrir concrètement le monde de la justice et ses métiers, dans l'espoir de susciter des vocations parmi les jeunes participants. D'autre part, la magistrate souhaite que cette expérience leur permette de saisir les conséquences des violences commises sur des enfants et de prendre conscience que, devenus citoyens, la justice sera rendue en leur nom.

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"J'aimerais qu'ils ressentent en eux le fait qu'en devenant citoyens dans quelques années, la Justice sera rendue en leur nom. Nous sommes tous concernés par son fonctionnement", ajoute Julia Saléry, ancienne magistrate nîmoise. Cette immersion dans l'univers judiciaire offre ainsi une leçon de civisme et de responsabilité, tout en démystifiant les institutions.

Un engagement réel malgré le caractère fictif

Bien que le procès soit fictif, l'engagement des enfants est bien réel. Les mini-tenues d'avocats et de magistrats, adaptées pour l'occasion, symbolisent leur implication sérieuse dans cette démarche éducative. Cette expérience unique pourrait marquer durablement ces jeunes esprits, en leur offrant une vision pratique de leurs droits et des mécanismes judiciaires qui les protègent.

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