Mobilisation à Mont-de-Marsan contre la suppression de postes dans l'Éducation nationale
Mobilisation contre les suppressions de postes dans les Landes

Une mobilisation inédite pour défendre l'éducation dans les Landes

Ce jeudi 26 mars, une première étape de mobilisation a rassemblé 80 personnes devant la Direction des services départementaux de l'Éducation nationale (DSDEN) à Mont-de-Marsan. Cette manifestation faisait suite à la convocation des représentants syndicaux à un comité social d'administration crucial pour l'avenir scolaire du département.

Une carte scolaire controversée pour 2026

Les discussions portaient sur l'élaboration de la carte scolaire du premier degré pour la rentrée de septembre 2026 dans les Landes. Le projet présenté par l'administration prévoit des changements significatifs qui ont immédiatement suscité l'inquiétude.

Les mesures contestées incluent :

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  • La suppression de 11 postes d'enseignants
  • Le repositionnement de sept autres postes
  • La création de sept coordinateurs de pôles d'appui à la scolarité pour l'école inclusive

L'inspection académique justifie ces décisions par la baisse démographique observée dans le département. Cependant, les manifestants dénoncent "des choix budgétaires contestables et une logique comptable incohérente" qui menacent selon eux la qualité de l'enseignement.

Une coalition large et déterminée

La mobilisation a réuni une diversité d'acteurs préoccupés par l'avenir de l'éducation :

  1. Des professeurs et personnels éducatifs
  2. Des accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH)
  3. Des parents d'élèves inquiets
  4. Des élus locaux soucieux des conséquences pour leurs communes

Tous partagent la même crainte : voir disparaître des classes dans leur commune ou leur regroupement pédagogique intercommunal (RPI), fragilisant ainsi l'offre éducative sur leur territoire.

Un boycott symbolique et des suites annoncées

Les huit délégués syndicaux ont adopté une position ferme en quittant rapidement la réunion après avoir signifié à la directrice académique, Claudine Lajus, leur décision de boycotter les discussions. Ce geste a empêché tout débat ou vote sur les 27 situations scolaires identifiées comme problématiques dans le département, ainsi que sur deux ouvertures potentielles de postes.

Le calendrier des prochaines actions est déjà établi :

  • Mardi 31 mars : appel national à la mobilisation
  • Jeudi 2 avril : nouvelle réunion du comité social d'administration
  • Vendredi 3 avril : réunion en préfecture avec le conseil départemental de l'Éducation nationale

Les représentants de l'intersyndicale ont lancé un appel à la persévérance : "Il faut tenir ensemble jusque-là pour faire valoir nos propositions", soulignant la nécessité d'une mobilisation prolongée pour influencer les décisions finales.

Cette journée marque donc le début d'un mouvement de protestation qui pourrait s'intensifier dans les prochaines semaines, alors que les enjeux pour l'éducation dans les Landes apparaissent plus cruciaux que jamais.

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