Puget-Théniers : Parents et enseignants mobilisés contre la fermeture d'une classe à l'école Louise Michel
Mobilisation contre la fermeture d'une classe à Puget-Théniers

Une mobilisation citoyenne pour défendre l'éducation à Puget-Théniers

Ce mardi 31 mars 2026, une vingtaine de parents d'élèves et d'enseignants se sont rassemblés devant l'école élémentaire Louise Michel de Puget-Théniers pour exprimer leur opposition ferme à la fermeture annoncée d'une classe pour la rentrée prochaine. Cette manifestation, organisée à l'initiative de l'Association autonome des parents d'élèves de Puget-Théniers (AAPEPT), traduit une inquiétude grandissante face aux conséquences de cette décision sur la qualité de l'enseignement.

Une fermeture qui semble inéluctable

Clémentine Liborgna, présidente de l'AAPEPT, ne cache pas son pessimisme : « On aura la réponse officielle ce mercredi 1er avril, mais on a eu une première commission de travail jeudi, et on est quasi sûr que malheureusement, cette fermeture aura lieu ». L'école élémentaire de cette commune de 1.800 habitants passerait ainsi de six à cinq classes, avec des effectifs qui augmenteraient conséquemment.

Actuellement, l'établissement accueille entre 107 et 110 élèves, un chiffre qui devrait se stabiliser autour de la centaine à la rentrée prochaine. « De 16, on passerait à 20 élèves par classe, donc ça reste raisonnable en apparence », concède Clémentine Liborgna, avant d'ajouter immédiatement : « Malheureusement, nous avons de plus en plus d'élèves qui ont des besoins spécifiques, certains avec des handicaps déclarés ».

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Des défis particuliers en milieu rural

La situation se complique singulièrement par le manque de moyens d'accompagnement. « Face au manque d'AESH [accompagnant des élèves en situation de handicap], les professeurs doivent prendre du temps pour pouvoir les aider », explique la présidente de l'association. Elle pointe également l'absence de structures adaptées : « Nous manquons d'établissements de soins et de personnels compétents pour le suivi de ces élèves (orthophonistes, ergothérapeutes, pédopsychiatres…) sur notre territoire rural. Et du coup, c'est un peu l'école qui pallie, entre guillemets ».

Le soutien des élus locaux

Pierre Corporandy, maire de Puget-Théniers, a immédiatement apporté son soutien aux manifestants. Dans un communiqué, il déclare : « Face à l'annonce de la suppression d'une classe à l'école élémentaire de Puget-Théniers, je tiens à exprimer mon soutien total aux parents d'élèves, aux enseignants et à l'ensemble du personnel éducatif. Une fermeture de classe dégrade la qualité de l'enseignement et de l'encadrement de nos enfants. Restons mobilisés, ensemble, pour défendre l'avenir de nos jeunes Pugétois ».

Un mouvement qui s'inscrit dans un contexte national

Cette mobilisation locale s'inscrit dans un mouvement plus large de protestation dans le secteur éducatif. Elle coïncide avec l'appel à la grève nationale lancé ce même jour par plusieurs syndicats, qui dénoncent :

  • La suppression de plus de 4.000 postes à la rentrée prochaine
  • La non-revalorisation salariale de la profession enseignante
  • Les milliers de fermetures de classes anticipées avec les nouvelles cartes scolaires

À Puget-Théniers comme ailleurs en France, la défense de l'école publique et de ses moyens devient un enjeu crucial pour les communautés locales, particulièrement en zones rurales où les alternatives sont limitées et où chaque fermeture de classe représente un recul significatif pour l'accès à une éducation de qualité.

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