Mende : les syndicats de l'Éducation nationale dénoncent l'impréparation gouvernementale
Mende : les syndicats mobilisés pour l'Éducation nationale

Mende : une mobilisation syndicale déterminée pour défendre l'Éducation nationale

Ce jeudi 23 septembre, une quarantaine de personnes se sont rassemblées sur la place Urbain-V à Mende, dans le département de la Lozère. L'intersyndicale, bien décidée à faire entendre sa voix, a exprimé son mécontentement face à la gestion gouvernementale de la rentrée scolaire 2021. Les manifestants ont présenté des revendications claires, dénonçant l'impréparation des autorités face au contexte sanitaire persistant.

Une rentrée sous Covid mal préparée selon les syndicats

Dès la première prise de parole, Hervé Fumel, représentant du syndicat FSU, a donné le ton en critiquant vertement le ministre de l'Éducation nationale. "Trop occupé à écrire son livre lui permettant de réécrire l'histoire, le ministre n'a pas préparé cette nouvelle rentrée sous Covid", a-t-il déclaré. Les syndicats estiment que le personnel éducatif est laissé seul face aux contraintes sanitaires, sans soutien suffisant de l'administration.

Hervé Fumel a imputé cette situation difficile aux nombreuses réformes mises en œuvre ces dernières années. "La réforme du bac, déjà contestée, a été encore approfondie pendant l'été. Celle de la direction des établissements également. Tout cela c'est la réalité de l'école actuellement, pas ce qui est raconté par les officiels", a-t-il insisté. Le syndicaliste a également pointé du doigt la politique de suppression de postes du gouvernement, qui entraîne selon lui des effectifs par classe trop importants et une rupture pédagogique.

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Appel à la solidarité et revendications salariales

La CGT, par la voix de son porte-parole, a appelé la population à prendre conscience de la réalité vécue par les personnels de l'Éducation nationale. Le syndicat a plaidé pour une lutte commune, sans division, en maintenant une solidarité forte. Les deux organisations syndicales demandent une augmentation des salaires des personnels, arguant que cela est nécessaire pour mieux répondre aux exigences actuelles du métier et reconnaître leur engagement.

Hervé Fumel a également interpellé les candidats à la présidentielle, les appelant à "leurs responsabilités" face aux enjeux éducatifs. Cette mobilisation s'inscrit dans un contexte plus large de défense du service public d'éducation.

La réforme Rilhac perçue comme une menace

Émilienne Gerbal, représentante du syndicat Snudi FO, a pris la parole pour mettre en garde contre la nouvelle réforme dite Rilhac. "C'est un danger pour nous, pour notre statut. En effet, les directeurs d'établissement pourront choisir leurs professeurs, alors que jusqu'ici le recrutement se faisait en fonction de critères précis, et d'un barème", a-t-elle expliqué.

Au-delà des risques individuels pour les enseignants, Émilienne Gerbal a alerté sur les conséquences systémiques de cette réforme. "Il va y avoir des différences entre les établissements, au niveau des emplois du temps, de la pédagogie. C'est un danger, car cela signifie la casse de l'école de la République, on n'est plus sur un pied d'égalité", a-t-elle prévenu, dénonçant une atteinte au principe d'égalité des chances.

Une mobilisation qui se poursuit

Après le rassemblement devant la cathédrale de Mende, le cortège est retourné sur la place du Foirail, point de départ de la manifestation. Cette journée d'action ne marque pas la fin des mobilisations. Une nouvelle journée de mobilisation est prévue le 19 octobre, spécifiquement pour les AESH (accompagnants d'élèves en situation de handicap), montrant la détermination des syndicats à poursuivre leur combat pour la défense de l'Éducation nationale et de ses personnels.

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