Manque d'assistants d'éducation au collège Les Oliviers de Nîmes : mobilisation des personnels
Manque d'AED à Nîmes : mobilisation au collège Les Oliviers

Manque d'assistants d'éducation au collège Les Oliviers de Nîmes : une mobilisation pour alerter sur une situation critique

Ce jeudi 13 novembre, une vingtaine de personnes, comprenant des assistants d'éducation, des conseillers principaux d'éducation et des professeurs, se sont rassemblées devant le collège Les Oliviers à Nîmes dès 7h30. Cette mobilisation visait à dénoncer avec force ce qu'ils qualifient de situation inacceptable : un manque criant d'assistants d'éducation dans leur établissement scolaire.

Un sous-effectif alarmant pour 566 élèves

Les personnels du collège nîmois pointent du doigt un sous-effectif sévère du personnel chargé d'assurer l'accompagnement et la sécurité des élèves durant les temps périscolaires. Ces moments incluent notamment le déjeuner et les pauses entre les cours, où la présence d'adultes est cruciale. Actuellement, l'établissement ne dispose que de 6,5 équivalents temps pleins pour encadrer 566 élèves, dont une classe ULIS et une SEGPA comptant 64 élèves à elles seules. Ce ratio est jugé totalement insuffisant par les éducateurs et enseignants mobilisés.

Des conséquences sur la mixité sociale et la sécurité

Thomas Santucci, représentant du syndicat Snes-FSU, a précisé les enjeux sous-jacents. "En plus d'une ville qui se paupérise, on doit faire face à un jeu de cartes scolaire qui entraîne une fuite vers le privé, ce qui compromet la mixité sociale dans nos établissements", a-t-il expliqué. Il insiste sur le besoin urgent de moyens supplémentaires pour permettre aux assistants d'éducation de réaliser leurs missions correctement. Les personnels réclament ainsi deux renforts à temps plein pour combler ce déficit.

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La situation s'est encore aggravée cette année avec le départ d'une assistante d'éducation, contrainte de s'absenter, qui n'est remplacée qu'à mi-temps. "Si jusqu'à présent, on nous soutient qu'il n'y aura pas de renfort, là, on nous enlève carrément un mi-temps", dénonce le syndicaliste, soulignant une détérioration palpable des conditions.

Une situation bloquée et des inquiétudes profondes

Les personnels décrivent une situation bloquée, ayant poussé à l'envoi d'un courrier à la rectrice de l'académie de Montpellier et au directeur académique des services de l'éducation nationale. Ils expriment une inquiétude majeure : "Les personnels sont très inquiets de cette situation, en effet au-delà de nos conditions de travail qui constituent aussi les conditions de vie de nos élèves, c'est la sécurité des enfants qui est mise en jeu". Cette mobilisation met en lumière les défis structurels auxquels font face certains établissements scolaires, où le manque de ressources humaines peut directement impacter le bien-être et la sécurité des élèves.

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