Instruction à domicile : une alternative face aux incertitudes sanitaires
La rentrée scolaire s'annonçait particulièrement anxiogène pour Hortense et sa famille. Alors que son fils Léo, âgé de 3 ans, devait faire sa première entrée en maternelle, les craintes liées au protocole sanitaire et aux fermetures de classes répétées ont finalement conduit ses parents à opter pour l'instruction à domicile (IEF). "C'est sa première rentrée, sa première année, je veux qu'il ait un rythme stable et constant", explique la jeune mère.
Des craintes multiples face à la situation sanitaire
Les inquiétudes de la famille sont nombreuses et bien fondées. "Quand nous avons vu la situation se dégrader en juillet, on ne savait pas si la rentrée allait bien avoir lieu", raconte Hortense. La perspective de fermetures de classes au premier cas de contamination représentait un risque majeur pour la continuité pédagogique. "Si la classe de Léo ferme toutes les deux ou trois semaines, cela entraînera de nombreuses cassures dans son rythme".
La situation familiale ajoute une dimension supplémentaire à ces préoccupations. Le père de Léo est porteur d'une maladie auto-immune, ce qui rend les risques de contamination particulièrement redoutés. "Même si on sait que les enfants sont moins malades, cela arrive, et on ne sait jamais comment ils vont réagir", précise Hortense. "De plus, on a peur qu'il ramène le Covid à la maison."
Un choix réfléchi et organisé
Après de longues discussions et des échanges avec d'autres parents pratiquant déjà l'IEF, la décision a été prise : Léo ne fréquentera pas l'école cette année. "Après avoir discuté avec des parents qui plébiscitent déjà l'Instruction à domicile, nous préférons faire l'école à la maison cette année, cela nous enlève beaucoup d'angoisses", confie Hortense.
Contrairement à certaines familles qui choisissent l'IEF pour des raisons pédagogiques alternatives, le choix d'Hortense est directement lié au contexte sanitaire. "Nous n'avons pas choisi l'IEF car nous voulions lui donner une éducation alternative type Montessori, mais seulement à cause des conditions actuelles. Je veux vraiment être fidèle à ce qu'il aurait fait à l'école".
Une organisation rigoureuse et coûteuse
Pour assurer cette instruction à domicile, Hortense a opté pour Pass Éducation, un service qui lui fournit l'intégralité du programme scolaire des écoles publiques pour 120 euros annuels. Aidante à domicile pour son mari, c'est elle qui endossera le rôle d'enseignante.
La préparation a été minutieuse : "Je veux vraiment qu'il ait un rythme calqué sur celui de l'école. J'ai donc établi un programme avec les heures de début de la journée, les temps de récréation, etc." Un espace dédié a été aménagé avec du matériel pédagogique adapté.
Les dépenses s'élèvent à plus de 200 euros, incluant :
- L'achat des cours
- Des toises et des ardoises
- Un tableau à venir
Hortense a prévu d'échelonner ces dépenses sur les trois premiers mois de l'année scolaire pour garantir une préparation optimale. "Cela demande beaucoup de préparation, mais je veux que tout soit parfait", conclut-elle, déterminée à offrir à son fils une première année scolaire stable malgré le contexte sanitaire incertain.



