Le Snudi-FO s'élève contre la carte scolaire dans l'Hérault
Le syndicat Snudi-FO 34 a exprimé sa vive opposition à la carte scolaire pour l'Hérault, qui prévoit 93 fermetures de classes, entraînant une réduction nette de 35 classes. Sabine Raynaud et Corentin Maltret, représentants du syndicat, dénoncent une situation alarmante pour l'école publique, soulignant "la baisse constante" des moyens alloués ces dernières années.
Un prétexte selon le syndicat
La directrice académique (Dasen) justifie ces fermetures par une diminution de 518 élèves. Cependant, avec 607 écoles dans le département, cela représente moins d'un élève par école en moyenne. "C'est donc un prétexte", affirme Sabine Raynaud, qui pointe du doigt l'absence de postes prévus pour les remplacements. L'an dernier, 19 216 journées d'école n'ont pas été remplacées, équivalant à un mois de moins par établissement.
Des conséquences graves pour les élèves en difficulté
Le syndicat alerte sur plusieurs problématiques majeures :
- 117 élèves sont privés de classe Ulis (Unités localisées pour l'inclusion scolaire), avec seulement deux ouvertures prévues.
- Aucun poste n'est créé pour les Rased, destinés aux élèves en difficulté.
- 566 élèves n'ont pas accès à un établissement spécialisé (IME ou ITEP), une situation qualifiée de maltraitance.
- Les accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH) restent dans la précarité, avec 75 démissions cette année.
Une destruction de l'enseignement spécialisé
Depuis 2019, le syndicat observe une dégradation de l'enseignement spécialisé, motivée selon lui par des raisons économiques. Scolariser un enfant en IME coûte environ 49 000 euros, soit près de dix fois plus qu'à l'école ordinaire.
Mobilisation et points chauds
En mars, syndicats et parents d'élèves ont voté contre cette carte scolaire. Plusieurs établissements sont particulièrement concernés :
- Paul-Bert à Sète
- Jean-Vilar à Clermont-l'Hérault
- Prémerlet à Lodève
- Montblanc
Dans ces zones, des pétitions ont été lancées par les parents pour contester des fermetures justifiées par de légères baisses d'effectifs. "Nous essaierons d'obtenir l'annulation de ces fermetures", conclut Sabine Raynaud.
Une sanction contestée
Le Snudi-FO 34 demande également la suspension de la sanction infligée à une enseignante de Sens, qui a reçu un blâme pour avoir observé une minute de silence sur Gaza. Cette affaire illustre les tensions persistantes dans le milieu éducatif.



