Grève à la cité scolaire Jean-Jaurès de Saint-Affrique : une mobilisation pour l'éducation
Ce jeudi 23 septembre, une partie du personnel de la cité scolaire publique Jean-Jaurès à Saint-Affrique, dans l'Aveyron, a observé une grève. L'action, lancée par l'intersyndicale nationale Sud Éducation, FSU, CGT et Force ouvrière, a rassemblé 15 personnels sur les 60 que compte l'établissement. Les grévistes exigent un plan d'urgence pour l'Éducation nationale, incluant notamment une revalorisation des salaires et la création de postes supplémentaires.
Des revendications centrées sur les conditions de travail en milieu rural
Selon Thierry Farout, le proviseur de la cité scolaire, parmi les 15 grévistes, sept étaient des assistants d'éducation sur un total de quinze. Nastassia Haon, assistante d'éducation, a dénoncé des conditions précaires : "Notre statut et nos contrats ne sont pas adaptés à la réalité du milieu rural. Pour une semaine de travail de 41 heures, avec une nuit en internat qui n'est payée que trois heures, on perçoit 1 250 € nets." Elle souligne également les multiples tâches assumées, comme l'accompagnement des élèves, les études, la surveillance de nuit et l'application des mesures sanitaires.
Théo Krakovitch, un autre assistant d'éducation, réclame "un vrai statut et une vraie formation", ainsi que la reconnaissance de son travail comme un véritable métier. Ces demandes s'étendent aux accompagnants d'élèves en situation de handicap, dont les conditions sont similaires.
Des lacunes dans les services de santé et d'enseignement
Laurent Sadock, enseignant et représentant syndical de Sud Éducation, a pointé du doigt les insuffisances en matière de personnel de santé. "Sur la cité scolaire, sur deux postes d'infirmières, à la rentrée scolaire, seul un demi-poste était pourvu. Depuis cette semaine, les deux postes sont pourvus, mais cette année, on n'a pas de médecin scolaire exerçant au sein de la cité scolaire. On dépend d'un médecin extérieur."
Au niveau pédagogique, les grévistes demandent des postes supplémentaires au lycée et au collège Foch pour réduire la taille des classes. Cette revendication vise à améliorer la qualité de l'enseignement et les conditions d'apprentissage des élèves.
Une mobilisation localisée
Il est à noter que cette grève était spécifique à la cité scolaire Jean-Jaurès. Aucun gréviste n'a été signalé au lycée public de la Cazotte ni dans les établissements d'enseignement privés catholiques de la région. Cette action souligne ainsi les défis particuliers auxquels font face les personnels scolaires en milieu rural, où les ressources et les postes sont souvent limités.
La grève de Saint-Affrique met en lumière les tensions persistantes dans le secteur de l'éducation, avec des appels répétés à une meilleure reconnaissance et à des investissements accrus pour soutenir les équipes éducatives.



