Nîmes : Le collège Les Oliviers en grève pour réclamer un deuxième conseiller principal d'éducation
Ce lundi 6 septembre, l'équipe pédagogique du collège Les Oliviers à Nîmes observe une grève massive. Le mouvement social dénonce l'absence persistante d'un deuxième poste de conseiller principal d'éducation (CPE), une situation qui dure depuis cinq années consécutives.
Une revendication ancienne dans un établissement prioritaire
Le collège Les Oliviers est situé en réseau d'éducation prioritaire, ce qui, selon le personnel, nécessite des moyens humains renforcés. "Pour la cinquième année consécutive, nous faisons face à l'absence à la rentrée d'un deuxième CPE dans un établissement qui en a cruellement besoin", expliquent les enseignants. Ils insistent sur le fait que les conditions spécifiques de leur collège exigent plus de ressources qu'ailleurs.
Des promesses non tenues par l'inspection académique
Cette année, l'inspection académique a partiellement répondu aux demandes en accordant un poste à temps partiel à 80%. Cependant, la promesse d'un poste supplémentaire à 40% n'a toujours pas été honorée. Les professeurs reconnaissent cette avancée mais expriment de vives inquiétudes quant à sa pérennité.
Le scénario se répète à chaque rentrée selon le personnel : "Sous la pression exercée par l'équipe, l'inspection académique accorde un bricolage de dernière minute dont il est impossible de se satisfaire à long terme". Cette approche temporaire ne résout pas les problèmes structurels de l'établissement.
Une demande claire : la création durable d'un second CPE
Face à cette situation, le collège Les Oliviers formule une revendication précise : la création durable d'un deuxième poste de CPE à temps plein. Les enseignants estiment que seule une solution permanente peut assurer un environnement éducatif stable et adapté aux besoins des élèves.
La grève de ce lundi 6 septembre sert donc à amplifier leur voix et à rappeler aux autorités académiques l'urgence de cette demande. Le mouvement souligne les difficultés rencontrées dans les établissements prioritaires et la nécessité de moyens humains suffisants pour garantir la qualité de l'éducation.



