Une décision contestée qui mobilise la communauté éducative
L'annonce de la suppression d'un poste à la rentrée 2026-2027 au sein du regroupement pédagogique intercommunal (RPI) de Salignac-Borrèze suscite une vive inquiétude parmi les élus locaux et les parents d'élèves. Cette mesure, justifiée par une baisse des effectifs scolaires avec 10 enfants en moins prévus pour cette rentrée, est aujourd'hui fermement contestée. Les parties prenantes réclament un réexamen urgent de cette décision qu'ils jugent préjudiciable pour l'avenir de l'école.
Des conséquences sur la qualité de l'enseignement
Justine Abate, la présidente des parents d'élèves, exprime clairement les craintes de la communauté éducative : « Une fermeture de classe, ce n'est pas seulement une question de chiffres. C'est aussi une dégradation des conditions d'apprentissage pour les enfants ». Elle souligne que des effectifs par classe en hausse compliqueraient considérablement le travail des enseignants, notamment dans le suivi individualisé des élèves en difficulté. Cette perspective inquiète particulièrement les familles qui voient dans cette décision une menace directe contre la qualité de l'enseignement dispensé.
Une mobilisation active et des arguments nouveaux
Mardi 24 mars, en fin d'après-midi, parents et élus de Salignac-Eyvigues se sont rassemblés devant l'établissement scolaire pour manifester leur opposition. Les défenseurs de l'école mettent en avant des éléments qu'ils estiment insuffisamment pris en compte dans la décision, notamment l'arrivée de nouvelles familles et de nouvelles inscriptions qui pourraient contrebalancer la baisse annoncée des effectifs. Cette dynamique démographique locale constitue un argument central dans leur plaidoyer pour le maintien de la classe.
L'école au cœur de la vie locale
Chantal Daude-Sclafer, l'édile, rappelle l'importance fondamentale de l'établissement : « L'école est au cœur de la vie locale. Sa fragilisation aurait des conséquences bien au-delà du cadre scolaire ». Face à cette situation, plusieurs actions concrètes ont été engagées :
- Une pétition a été lancée pour recueillir le soutien de la population
- Des rassemblements réguliers sont organisés pour maintenir la mobilisation
- Un dialogue est en cours avec les services académiques pour trouver une solution
L'objectif est clair : obtenir un moratoire ou une révision de la décision. « Nous espérons que cette problématique locale soit connue du plus grand nombre et qu'un maximum de population nous soutienne », ajoute l'élue, soulignant l'importance d'une mobilisation large.
Une détermination sans faille
En attendant l'arbitrage final, la mobilisation reste forte et déterminée. Parents et élus entendent faire valoir un message commun : maintenir cette classe est essentiel pour garantir des conditions d'apprentissage de qualité et préserver l'avenir de l'école. La pétition en ligne continue de recueillir des signatures, symbolisant l'attachement profond de la communauté à son école et sa volonté de défendre un service public éducatif de proximité. Cette affaire dépasse le simple cadre administratif pour toucher à l'identité même du territoire et à son avenir éducatif.



