Fermeture brutale du bureau de Poste Debussy à Pissevin
Ce jeudi matin, les habitants du quartier Pissevin à Nîmes ont découvert avec stupeur que le bureau de Poste Debussy restait portes closes. « Nous préservons la santé et la sécurité des clients et des collaborateurs », a indiqué le service communication de La Poste, sans fournir de date de réouverture. Les usagers sont redirigés vers le bureau Nîmes Cadereau, rue de Verdun, pour le retrait des colis notamment.
Cette fermeture intervient dans le cadre des opérations de renouvellement urbain. La Poste de Pissevin doit déménager dans la future résidence Porte des Arts 1, à côté de la pharmacie, à l'horizon 2027. Mais en attendant, le quartier se retrouve sans service postal.
La réaction indignée du maire Vincent Bouget
Le maire de Nîmes, Vincent Bouget, a exprimé sa colère dans un communiqué. « Hier, par un simple coup de téléphone adressé aux services de l’État et à mon directeur de cabinet, j’ai appris la fermeture immédiate du bureau de poste du quartier de Pissevin. Le groupe La Poste justifie cette décision unilatérale par les conditions de travail difficiles des salariés. J’y suis pleinement attentif. Je sais aussi qu’ils sont les premiers à marquer leur attachement à leur métier et à leurs missions dans notre ville », a-t-il déclaré.
Selon lui, « un bureau de poste qui disparaît dans un quartier qui a vu les fermetures successives de différents services publics constitue un coup supplémentaire pour ses habitants ». Il a rappelé que le bureau de Beausoleil avait déjà fermé en 2024.
Une réunion sous l'égide du préfet
Le maire ne compte pas en rester là. « En tant que maire, je ne peux pas accepter qu’une telle décision puisse être prise de manière unilatérale, sans avoir mis tout en œuvre pour trouver des solutions », a-t-il ajouté. Un rendez-vous est déjà prévu mardi prochain, à l'initiative du préfet, pour tenter de débloquer la situation. « Nous ne pouvons pas opposer les conditions de travail des salariés à l’accès au service public, pour toutes et tous, partout », a conclu Vincent Bouget.



