Une nette diminution des postes vacants
Le ministère de l'Éducation nationale a annoncé ce jeudi 9 juillet 2026 une baisse significative du nombre de postes non pourvus aux concours de recrutement des enseignants pour la session 2026. Selon les données publiées, seuls 1 200 postes restent vacants, contre 3 500 l'année précédente, soit une diminution de près de 66 %. Cette amélioration est attribuée à la réforme des concours mise en place en 2025, qui a notamment assoupli les conditions d'accès et revalorisé les salaires en début de carrière.
Des fragilités persistantes dans certaines disciplines
Malgré cette avancée, des fragilités demeurent. Dans les mathématiques, 15 % des postes sont encore non pourvus, et 12 % en lettres classiques. Les académies d'Île-de-France et de Corse connaissent également des tensions, avec respectivement 8 % et 10 % de postes vacants. « La réforme a porté ses fruits, mais il faut continuer à travailler sur l'attractivité du métier », a déclaré le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, lors d'une conférence de presse.
Impact de la réforme sur le recrutement
La réforme, entrée en vigueur en septembre 2025, a modifié les épreuves des concours, les rendant plus professionnalisantes, et a augmenté le salaire des enseignants débutants de 10 %. Ces mesures ont attiré davantage de candidats : le nombre d'inscrits a augmenté de 25 % par rapport à 2025. Cependant, le taux de réussite reste stable, autour de 30 %, ce qui indique que les exigences académiques n'ont pas été abaissées.
Réactions des syndicats
Les syndicats d'enseignants restent prudents. Le SNES-FSU a salué la baisse des postes vacants mais a souligné que « la précarité des contractuels n'a pas diminué » et que « les conditions de travail restent difficiles ». De son côté, l'UNSA Éducation a estimé que « la réforme est un premier pas, mais insuffisant pour résoudre la crise des vocations ».
Perspectives pour la rentrée 2026
Pour la rentrée 2026, le ministère prévoit de recruter 12 000 enseignants supplémentaires, principalement dans les disciplines en tension. Des mesures complémentaires sont envisagées, comme la création de postes de professeurs associés dans les zones rurales et une meilleure prise en compte de l'expérience professionnelle dans les concours. Le gouvernement espère ainsi atteindre l'objectif de zéro poste vacant d'ici 2028.



