Un projet cinématographique engagé porté par des collégiens
Mercredi 4 mars, une scène pour le moins inhabituelle s'est déroulée devant la mairie de La Jarrie. Dix-huit élèves d'une classe de 3e du collège local ont transformé la fiction en réalité, brandissant des pancartes aux messages percutants comme « Cochons en surconsommation » ou « Je suis un lapin, mais je ne suis pas un crétin ». Cette manifestation fictive, mais ô combien symbolique, s'inscrit dans le cadre de la réalisation d'un court-métrage sur la maltraitance animale, destiné au festival Festiprev 2026.
Une initiative née d'un partenariat éducatif et associatif
Ce projet ambitieux a germé en octobre dernier, fruit de la collaboration entre l'association Plaine d'Aunis Pleine de Jeunes (PAPJ) et Claire Périneau, professeure au collège. Ensemble, ils ont saisi l'opportunité de participer au Festiprev, dont l'édition 2026 se tiendra les 28, 29 et 30 mai à l'Espace Encan de La Rochelle, sur le thème « prévention et citoyenneté ».
Amandine, qui incarne le rôle d'une élue dans le film, et Charly, responsable du making-of, expliquent leur démarche : « La maltraitance animale est un sujet dont on parle peu, souvent découvert à travers des actualités soudaines. Zoos, cirques, laboratoires pharmaceutiques, élevages industriels ne respectent pas toujours le bien-être animal. Notre court-métrage vise à informer et à susciter une prise de conscience. »
Un processus créatif complet et encadré
La formation du groupe s'est faite naturellement, après avoir identifié les élèves volontaires. Les collégiens se sont ensuite lancés dans un travail approfondi et multidisciplinaire :
- Écriture du scénario et distribution des rôles (acteurs et techniciens).
- Fabrication de masques à l'effigie d'animaux et de pancartes.
- Répétitions intensives pour maîtriser les dialogues et les gestes.
Pour la partie technique, les élèves ont bénéficié du précieux soutien de professionnels :
- Marine Bruyer, réalisatrice expérimentée, pour les conseils de mise en scène.
- Claire Périneau, leur professeure, pour le suivi pédagogique.
- Aurélie Le Moal et Thomas Forestier, référents animateurs de la PAPJ, pour l'encadrement logistique.
Un tournage sur le terrain, du symbole à la réalité
Les jeunes cinéastes ont mis tous les atouts de leur côté, menant un travail de documentation rigoureux, avec des visites en animaleries et des demandes d'autorisation de tournage auprès des autorités. La première journée de tournage s'est déroulée le 4 mars devant la mairie et la gendarmerie de La Jarrie, capturant des scènes de manifestation fictive. Le lendemain, les équipes se sont déplacées devant le tribunal de La Rochelle, ajoutant une dimension judiciaire à leur récit.
Ce projet dépasse largement le cadre scolaire : il est une initiative citoyenne concrète, où des adolescents s'emparent d'une cause sociétale pour la porter à l'écran. À travers ce court-métrage, ils questionnent notre rapport aux animaux et invitent à une réflexion collective, tout en développant des compétences techniques et artistiques. Le Festiprev 2026 sera l'occasion de valoriser leur travail et, peut-être, de faire résonner leur message bien au-delà des salles de classe.



