Brevet reporté à Montpellier : élèves et parents face à la canicule et aux désagréments
Les épreuves de français et de mathématiques du diplôme national du brevet se sont finalement déroulées ce lundi à Montpellier, après un report initial dû à une canicule extrême. Ce décalage aux 1er et 2 juillet n'a pas fait l'unanimité parmi les élèves, les parents et même les enseignants, créant une ambiance tendue devant les collèges.
Des vacances compromises et des critiques acerbes
"Mes parents ont dû reporter les vacances et annuler les billets d’avion", soupire Yohan, élève de troisième au collège Joffre. Comme lui, de nombreux candidats ont dû modifier leurs plans estivaux pour éviter de rattraper les épreuves en septembre. La déception était palpable, mêlée à des rires nerveux et à l'inconfort de la chaleur persistante.
Pour Souad, parent d’élève, "ce report a été compliqué pour les parents autant que pour leurs enfants. Pour certains, les vacances ont dû être annulées", avec des billets d'avion souvent non remboursables. Noura, enseignante et mère d'un enfant passant le brevet, est plus tranchante : "Cela pourrait être beaucoup plus simple, il y a un manque d’organisation conséquent et on le voit à travers ce report de dernière minute". Elle ajoute : "Le risque de canicule est connu en cette période, il faudrait dans ce cas que le brevet ait lieu début juin", un avis partagé par d'autres parents.
12 077 candidats dans l'Hérault et des mesures d'adaptation
Malgré les tensions, aucun incident majeur n'a été rapporté lors de l'épreuve de français. Dans le département de l'Hérault, 12 077 élèves ont passé le DNB. Queen, élève au collège Clémenceau, exprime un point de vue différent : "Moi je suis contente qu’il ait été déplacé. On n’a pas eu à réfléchir dans la grosse chaleur de ces derniers jours".
Des précautions ont été mises en place pour atténuer les effets de la chaleur :
- Toutes les salles ont été aérées le soir même.
- Des bouteilles d’eau ont été distribuées dans certains collèges.
Cependant, ces mesures n'ont pas entièrement dissipé les inquiétudes quant à leur suffisance face aux conditions climatiques extrêmes.



