Braud-et-Saint-Louis : une possible fermeture de classe déclenche la colère
L'annonce d'une suppression de poste potentielle à l'école de Braud-et-Saint-Louis a provoqué une vive réaction de la municipalité et des familles. Ce lundi 30 mars, une manifestation a rassemblé habitants et élus, dont le maire Jean-Christophe Husson, pour protester contre une décision perçue comme inadaptée aux réalités locales.
Des effectifs stables qui justifient le maintien
Les opposants à cette mesure soulignent que les inscriptions ne baissent pas. « Il n'y a pas de baisses des inscriptions. Nous avons 172 élèves, 22 par classe en moyenne, la question ne devrait pas se poser ! », s'indigne Mélanie Martin-Rouquet, adjointe aux finances et parente d'élève. Marina Ardoin, adjointe aux affaires scolaires, partage cette incompréhension face à l'éventualité d'une fermeture de classe envisagée par l'Éducation nationale.
Une mobilisation citoyenne et municipale
Lors de la manifestation du 30 mars, les parents d'élèves et le maire se sont rassemblés devant l'école pour exprimer leur mécontentement. La mairie a contacté le Dasen (directeur académique des services de l'Éducation nationale) et l'inspectrice de la zone, mais n'a reçu aucune réponse à ce jour. La décision finale doit être prise ce jeudi, ajoutant à l'urgence de la situation.
Des spécificités locales ignorées
La nouvelle municipalité, informée de cette possible fermeture depuis une semaine, estime que les particularités de la commune ne sont pas prises en compte. Braud-et-Saint-Louis accueille régulièrement des familles liées à la centrale nucléaire voisine ou des gendarmes mutés, avec 10 arrivées signalées l'été dernier. Cette dynamique démographique contredit, selon les élus, les arguments en faveur d'une réduction des effectifs.
Une colère parentale palpable
Les familles expriment leur frustration face à cette situation. « On entasse les élèves, mais ce ne sont pas des Legos », fulmine une mère de famille braudière, illustrant le sentiment d'impuissance et d'injustice qui prévaut. La mobilisation reste forte alors que le délai de décision approche, avec l'espoir de voir l'Éducation nationale revoir sa position.



