L'épreuve de philosophie du baccalauréat a eu lieu le lundi 15 juin. À la sortie du lycée Albert-Einstein, les lycéens bagnolais oscillaient entre soulagement et panne d'inspiration après quatre heures d'épreuve.
Des sujets variés pour 530 000 candidats
Cette année, les quelque 530 000 candidats avaient le choix entre deux dissertations – « Avons-nous la maîtrise de nos paroles ? » et « Peut-on être heureux quand les autres ne le sont pas ? » – ou un commentaire sur le texte Humain, trop humain de Friedrich Nietzsche. Les lycéens disposaient de quatre heures pour rendre leur copie, qui comptera huit fois dans la note finale du bac. Seuls les spécialités (coefficient 16) et le Grand Oral (coefficient 10) pèsent davantage.
Des impressions contrastées
Ylies, installé sur un banc à l'ombre d'un pin, affichait un large sourire. « J'avais bien préparé les sujets, beaucoup révisé et fait des recherches de mon côté pour renforcer ma culture générale », a expliqué le jeune homme à lunettes, qui a noirci huit pages de dissertation. À ses côtés, Lisa partageait le même soulagement. « J'appréhendais beaucoup l'épreuve car tout le monde dit que la philosophie c'est très dur, a-t-elle raconté. Mais c'est comme les autres matières. Si on révise bien, on s'en sort. »
Cet optimisme ne faisait toutefois pas l'unanimité chez les candidats. « Je n'ai pas eu d'inspiration », a concédé, un peu gêné, un adolescent aux cheveux bruns attachés. Plus loin, une lycéenne restait prudente : « Je pense m'en être bien sorti mais je stresse quand même. La philo, c'est une matière où soit tu as 2 soit tu as 18. »
Prochaines étapes
Place désormais aux épreuves de spécialités, programmées mardi 16, mercredi 17 et jeudi 18 juin. Les lycéens connaîtront leurs résultats du baccalauréat le 7 juillet.



