Alors qu'une vague de chaleur s'abat sur la France, le ministre de l'Éducation nationale, Pap Ndiaye, a indiqué ce vendredi 16 juin être favorable à des reports « légers et locaux » des oraux du baccalauréat. Cette annonce intervient alors que les températures dépassent les 35°C dans plusieurs régions, suscitant l'inquiétude des élèves et des enseignants.
Des ajustements possibles selon les territoires
Interrogé sur France Inter, Pap Ndiaye a précisé que les décisions seraient prises au niveau local, en fonction des conditions météorologiques. « Nous allons regarder territoire par territoire, établissement par établissement », a-t-il déclaré. Le ministre a toutefois tenu à rassurer : « Il n'est pas question d'annuler les épreuves, mais de les adapter si nécessaire. »
Un dispositif déjà en place
Le ministère rappelle que des mesures existent déjà pour faire face aux fortes chaleurs : aération des salles, mise à disposition d'eau, et possibilité de décaler les horaires. Les chefs d'établissement ont également la possibilité de reporter les épreuves orales dans la limite de quelques jours, en accord avec les académies.
Cette souplesse vise à garantir des conditions d'examen équitables pour tous les candidats. « L'objectif est que chaque élève puisse passer son bac dans les meilleures conditions possibles », a souligné le ministre.
Réactions mitigées
Les syndicats enseignants, tout en saluant la réactivité du ministère, appellent à une vigilance accrue. « Il faut éviter que les élèves les plus vulnérables soient pénalisés », a déclaré un représentant du SNES-FSU. De leur côté, les associations de parents d'élèves demandent une communication claire et rapide sur les éventuels changements.
Le baccalauréat 2023 se déroule du 14 au 30 juin, avec des épreuves écrites et orales. Les oraux de français et de rattrapage sont particulièrement concernés par ces reports potentiels.



