Gabriel Attal, candidat à l'élection présidentielle de 2027, a dévoilé ses priorités pour l'école dans un entretien au journal Le Monde. Il affirme vouloir maintenir le même ministre de l'Éducation nationale en poste pendant cinq ans, s'il est élu. Il considère l'école comme une « priorité absolue » et la qualifie de « mère de toutes les batailles ».
Une loi de programmation et un ministre stable pour l'école
L'ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron souhaite qu'une loi de programmation pour l'école soit votée dès 2027. Cette loi serait pilotée par un ministre de l'Éducation nationale qui resterait en poste cinq ans. « Je souhaite que, dès 2027, une loi de programmation pour l'école soit votée, pilotée par un ministre de l'éducation nationale qui restera en poste cinq ans », a-t-il déclaré.
Son objectif premier est d'atteindre une position de tête aux classements PISA « dans dix à quinze ans ». Pour y parvenir, il s'engage à donner à ce service public « les moyens politiques et budgétaires d'accomplir sa mission ». Gabriel Attal a lui-même été ministre de l'Éducation nationale pendant cinq mois.
Fermeture des collèges-ghettos et groupes de niveaux
Sa deuxième priorité concerne le collège. Il prévoit la fermeture des « 100 collèges qui constituent les pires ghettos scolaires » afin d'améliorer la « mixité et réussite scolaire ». Il entend également généraliser les groupes de niveaux en français et en mathématiques, une mesure pourtant critiquée par les professionnels de l'éducation.
Brevet obligatoire et certificat d'études en 6e
Gabriel Attal souhaite rendre obligatoire l'obtention du brevet des collèges. Il veut aussi rétablir un « certificat d'études à l'entrée en 6e pour garantir que les élèves ont le bagage nécessaire pour réussir au collège ». Ces mesures s'inscrivent dans son projet de réforme du système éducatif français.



