À 43 ans, Aurélie passe le bac à Perpignan pour devenir avocate et changer de vie
À 43 ans, elle passe le bac à Perpignan pour devenir avocate

"Je n'avais pas de perspective, je m'ennuyais" : à 43 ans, Aurélie se lance dans le bac à Perpignan

Aurélie Alvarez-Auzanneau, âgée de 43 ans et résidant à Perpignan dans les Pyrénées-Orientales, a récemment passé les épreuves du baccalauréat 2025. Cette technico-commerciale pharmaceutique, célibataire et sans enfants, a décidé de transformer radicalement son parcours professionnel après vingt-cinq ans dans le même secteur.

Une envie profonde de changement de voie

"Je n'avais pas de perspective d'évolution, je m'ennuyais, j'avais envie de changer", confie Aurélie. Lassée par sa routine professionnelle, elle a choisi de reprendre les études générales, qu'elle avait abandonnées après le collège pour se tourner vers une formation professionnelle. Elle a acheté des manuels scolaires de Première et Terminale et s'est inscrite en candidate libre au baccalauréat 2025, avec la spécialité HGGSP (Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques).

Un objectif ambitieux : devenir avocate et fonder un parti politique

Son projet ne s'arrête pas à l'obtention du bac. Aurélie vise le concours d'avocat et nourrit l'ambition de fonder son propre parti politique. Pour y parvenir, elle mise sur une motivation sans faille et une organisation rigoureuse : "Je travaille 6 mois dans l'année, j'ai pu me consacrer à mon objectif bac le reste du temps". Elle a ainsi consacré de longues heures à des dissertations, des exposés, le suivi de l'actualité, ainsi qu'à des lectures et des documentaires, notamment sur Arte.

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Le soutien de son entourage et l'expérience des épreuves

Son entourage, notamment ses parents et ses cinq frères et sœurs, la soutient activement dans cette démarche, se disant "contents" de la voir reprendre des études générales. Aurélie a passé ses 14 épreuves au lycée Deodat de Séverac à Céret et au lycée François d'Arago à Perpignan. Initialement "stressée", elle a fini par se sentir simplement "fatiguée" après les examens.

La force de l'âge : savoir relativiser

Face aux 530 000 lycéens de terminale générale et technologique candidats au bac 2025 en France, Aurélie, bien plus âgée que la majorité, a su tirer parti de son expérience. "Arriver à relativiser", explique-t-elle, est selon elle un atout majeur. Elle attend désormais la publication des résultats, prévue pour le 4 juillet prochain, avec sérénité.

Un message d'encouragement pour tous

Aurélie lance un appel à ceux qui hésitent à se lancer : "On peut reprendre les études à n'importe quel âge. Il ne faut pas rester dans une routine, dans un travail mal payé ou ennuyeux. Il faut se motiver et y aller !" Son parcours illustre parfaitement qu'il n'est jamais trop tard pour changer de vie et poursuivre ses rêves, même après des décennies dans un métier.

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