Attaque d'un chien sur un troupeau en écopâturage à Biarritz
Dimanche 17 mai, vers 13 heures, un drame s'est déroulé au lac Marion à Biarritz. Des promeneurs ont aperçu un chien ensanglanté sortir d'un champ où pâturait le troupeau de Ramuntxo Clausell, berger et passionné d'élevage ovin. Alerté, ce dernier a découvert une de ses brebis allaitante sérieusement mordue au niveau du museau. La plaie, profonde, ouvre sur la mâchoire, empêchant l'animal de se nourrir et de ruminer. Le berger craint de perdre à la fois la brebis et l'agnelle qu'elle allaite.
Un chien de type Staffordshire identifié par des témoins
Selon les témoignages recueillis par Ramuntxo Clausell, le chien, un Staffordshire blanc et noir (apparenté aux pitbulls), n'était ni tenu en laisse ni muselé. Son propriétaire l'a récupéré et a quitté les lieux avant l'arrivée de la police municipale. Le berger a porté plainte, mais sans identification du propriétaire, toute procédure risque d'être classée sans suite, et l'assurance ne pourra pas l'indemniser.
Un préjudice estimé à 500 euros
La brebis blessée est décrite par le berger comme sa meilleure mère, obtenue après plus de dix ans de sélection génétique. Il estime le préjudice à 500 euros. Ce n'est pas la première fois que ses animaux sont attaqués : une précédente attaque non résolue avait déjà causé une perte sèche. En revanche, une autre fois, la propriétaire du chien avait assumé sa responsabilité et indemnisé le berger.
L'écopâturage en ville menacé
Depuis six ans, la Ville de Biarritz confie à Ramuntxo Clausell plusieurs champs du lac Marion pour l'écopâturage. Son troupeau de manechs têtes noires, une trentaine de brebis, assure l'entretien des parcelles tout en se nourrissant. Pour protéger ses bêtes, il avait l'habitude de placer quatre ânes avec elles, mais il a dû y renoncer car les ânes sont tombés malades après avoir été nourris par des promeneurs avec des aliments inadaptés, malgré l'interdiction affichée.
Réglementation en vigueur
Un arrêté municipal de Biarritz du 12 août 2024 impose que les chiens soient tenus en laisse au lac Marion. Pour les chiens dits dangereux de catégorie 1 et 2 (Staffordshire, Rottweiler, Tosa…), le port de la muselière est obligatoire dans les lieux publics, et la détention non autorisée est passible de 3 mois d'emprisonnement et 3 750 euros d'amende. Malgré ces règles, l'absence de contrôle permet à certains propriétaires de s'affranchir de leurs responsabilités, au détriment des animaux et des éleveurs.



