Piscines du Pays Royannais : ouverture échelonnée de 2028 et débat sur l'environnement
Piscines du Pays Royannais : ouverture 2028 et enjeux

Un plan aquatique ambitieux pour le Pays Royannais

La Communauté d’agglomération Royan Atlantique (Cara) a officiellement adopté son « plan piscines », un projet phare qui transformera l’offre de natation dans la région. Ce programme prévoit la construction de trois nouveaux complexes aquatiques à Étaules, Cozes et Royan, ainsi que la réhabilitation de la piscine existante de Saujon. Les ouvertures seront échelonnées entre mars et octobre 2028, marquant une étape majeure dans le développement des infrastructures locales.

Un investissement conséquent et des objectifs de fréquentation

Le coût total de ce projet s’élève à 47 millions d’euros pour les nouvelles constructions, auxquels s’ajoutent 4 millions d’euros pour la rénovation de Saujon. Cet investissement massif vise à répondre à une demande croissante : actuellement, les trois piscines du territoire enregistrent environ 144 000 entrées annuelles. L’exploitant des quatre sites espère atteindre plus de 310 000 visiteurs par an à partir de 2028, soit plus du double de la fréquentation actuelle.

Des tarifs revus à la hausse pour des équipements modernisés

Avec ces nouvelles infrastructures, les tarifs d’entrée seront légèrement augmentés par rapport aux prix actuels. Cette hausse se justifie par la modernisation des équipements et l’amélioration des services proposés aux usagers. Les élus de la Cara ont souligné que ces ajustements sont nécessaires pour garantir la pérennité et la qualité des installations.

Débats et controverses autour du projet

Le « plan piscines » n’a pas été adopté sans vifs débats au sein de l’agglomération. Certains élus, notamment à Royan, ont exprimé des réserves, jugeant le projet « déraisonnable » dans sa forme initiale. De plus, des préoccupations environnementales ont émergé, en particulier concernant le site d’Étaules, où la présence d’espèces animales protégées dans la zone boisée de la Picauderie a suscité l’inquiétude de l’association Pays royannais Environnement.

En réponse, la Cara a commandé une expertise environnementale complémentaire pour évaluer les impacts écologiques. Le président Vincent Barraud a défendu ardemment le projet, insistant sur le principe de « solidarité des projets » : si l’un des sites est compromis, l’ensemble du plan pourrait être remis en cause.

Perspectives et prochaines étapes

Une séance plénière est prévue en janvier 2026 pour finaliser les orientations budgétaires. Malgré les obstacles, la détermination des porteurs du projet reste ferme, avec l’objectif de doter le Pays Royannais d’infrastructures aquatiques de pointe d’ici la fin de la décennie. Ce plan symbolise un engagement fort en faveur du sport, du loisir et du développement territorial, tout en naviguant entre innovations et respect de l’environnement.