Jonzac : la gendarmerie investit une maison abandonnée pour ses entraînements
La municipalité de Jonzac a signé une convention d'occupation temporaire permettant aux effectifs du Peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie (PSIG) et de la compagnie départementale de Jonzac d'investir une bâtisse inoccupée du quai des Pêcheurs pour leurs exercices de formation. Cette décision fait suite à une demande spécifique de la gendarmerie Nouvelle-Aquitaine, cherchant un site adapté pour la formation continue de ses personnels.
Une acquisition municipale stratégique
Lors de la vente d'une maison située au 3, quai des Pêcheurs, inhabitée depuis plusieurs années, la municipalité avait racheté ce bien. Le bâtiment étant situé sur le domaine public, et donc inaliénable, la commune a versé aux propriétaires le prix fixé pour les seules dépenses de construction. L'idée initiale était de conserver cette bâtisse dans le cadre du projet de réhabilitation du port et de ses abords, un aménagement désormais reporté à plus tard.
Une convention bénéfique pour la formation
Contactée par la gendarmerie Nouvelle-Aquitaine, la municipalité, avec l'accord du conseil municipal et sous l'impulsion de Stéphane Cotier, a accepté de signer une convention d'occupation temporaire pour cette maison abandonnée. Cet accord, consenti à titre gracieux, permet aux personnels du PSIG et de la compagnie de Jonzac d'accéder aux infrastructures du site pour leurs besoins d'entraînement.
Bien que la gendarmerie conserve une certaine culture du silence propre à l'institution militaire, on peut imaginer que cette maison et ses abords serviront de site d'entraînement privilégié. Les exercices habituellement proposés par les formateurs incluent :
- La gestion d'un forcené
- Une prise d'otages
- Une tuerie de masse
- Des exercices de maintien de l'ordre
Une durée limitée mais renouvelable
La convention est valable pour une durée d'un an avec tacite reconduction, pour une durée maximale ne pouvant excéder trois ans, sauf dénonciation par l'une ou l'autre partie un mois avant la date d'échéance. Cette disposition offre une flexibilité tant à la municipalité qu'à la gendarmerie, tout en garantissant une utilisation temporaire du site.
Si à l'avenir les Mortagnais devaient voir arriver sur le port de nombreux véhicules de gendarmerie, ce ne sera peut-être pas une grosse opération de contrôle, mais tout simplement un exercice d'entraînement de ces forces. Cette initiative illustre comment une propriété municipale inoccupée peut être mise à profit pour renforcer les capacités opérationnelles des forces de sécurité, tout en attendant sa future réhabilitation dans le cadre du projet portuaire.



