Mimizan lutte contre l'érosion côtière avec des travaux de protection
Mimizan face à l'érosion côtière : travaux de protection

Un recul du trait de côte préoccupant à Mimizan

Si le littoral de Mimizan ne présente pas de tendance à une érosion exacerbée, le phénomène n'en reste pas moins un sujet important pour la commune, qui lutte pour freiner ce recul, accentué par le dérèglement climatique. À l'image de la promenade de Biscarrosse, dont une partie a été avalée en février dernier par les assauts de l'océan Atlantique, le recul du trait de côte est une préoccupation majeure pour les stations balnéaires des Landes. Mimizan n'a pas connu de phénomène aussi spectaculaire récemment, mais le trait de côte recule inexorablement.

Selon l'Observatoire de la côte Nouvelle-Aquitaine, sur les vingt dernières années, l'océan a gagné en moyenne entre 1,5 et 2 mètres par an sur la côte mimizannaise. Le phénomène est accentué par les aléas climatiques, comme ce fut le cas entre 2013 et 2014, avec le passage de plusieurs tempêtes durant l'hiver, dont Christine, particulièrement violente. Le 5 mars 2014, la tempête Christine a ravagé une partie de la plage de Mimizan. En effet, le niveau de la mer augmente avec le dérèglement climatique et les vagues deviennent plus puissantes. Les phénomènes météorologiques sont eux aussi de plus en plus extrêmes.

Une érosion moindre grâce à des atouts naturels

Malgré tout, les plages de Mimizan bénéficient d'une érosion moindre que sur d'autres secteurs du département. La commune bénéficie d'un réengraissement naturel de la dune au printemps, grâce à la présence de bancs de sable au large, expliquent les services de la communauté de communes.

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La particularité du Courant

La présence du Courant, cours d'eau qui passe par Mimizan-Bourg avant de se jeter dans l'Atlantique à Mimizan-Plage, séparant le sud et le nord de la station, représente un risque d'inondations, même si ses berges sont aussi sujettes à l'érosion. La communauté de communes s'est engagée depuis 2013 dans une démarche d'adaptation pour limiter ces risques.

Sa stratégie locale de gestion de la bande côtière, en place depuis 2016, fait de la stabilisation des berges du Courant une priorité. Un mur chasse-vagues a ainsi été construit en 2023 pour atténuer les entrées maritimes et protéger les zones basses, accompagné d'un entretien des digues et des enrochements, permettant de fixer le chenal du Courant.

Des travaux d'envergure pour la période 2024-2029

Pour la période 2024-2029, la stratégie locale de gestion de la bande côtière représente 7,1 millions d'euros. Ce budget doit permettre de privilégier la protection de l'existant, sans créer de nouveaux ouvrages. Un projet de reprofilage de la dune Sud est en cours. Les travaux ont pour objectif de redonner au cordon dunaire un profil aérodynamique, qui devrait par la suite mieux absorber l'énergie des attaques marines et limiter l'ensablement des zones urbaines par les vents.

Des projets de restauration des berges du Courant sont aussi en cours de réalisation. L'objectif est de stabiliser les talus du cours d'eau, réduisant ainsi le risque d'érosion fluviale. Les plages mimizannaises verront aussi prochainement l'installation de brise-vent, la mise en place de couvertures végétales, avec la plantation d'oyats. Et, comme c'est le cas depuis plusieurs années, les rechargements en sable continueront pour compenser les déficits sur les zones les plus touchées par l'érosion. Des manœuvres de sécurisation des plages qui permettront aux touristes comme aux locaux de profiter de l'ensemble des plages de la station. Mais jusqu'à quand ?

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