Depuis février 2026, une expérimentation inédite est menée dans vingt lycées de la région Île-de-France. Une centaine d'enseignants volontaires utilisent un assistant basé sur l'intelligence artificielle pour corriger les copies de leurs élèves. Cette initiative, pilotée par la région en partenariat avec l'Éducation nationale, constitue une première à cette échelle dans l'enseignement secondaire.
Un outil d'appui pour les enseignants
L'objectif est de fournir aux professeurs un outil de correction automatisée qui leur fait gagner du temps tout en leur laissant la main sur l'évaluation finale. Comme l'explique la région Île-de-France, « l'enseignant peut modifier, reprendre la correction et valider. C'est un professeur augmenté qui reste maître de l'évaluation tout en bénéficiant d'un appui pour la correction et le suivi des élèves ».
Une annonce surprenante pour les élèves
Mercredi 13 mai, une enseignante de mathématiques d'un lycée public parisien a annoncé à sa classe que leur bac blanc serait corrigé par l'IA. « C'est une première et, bien sûr, je vérifierai la correction derrière. Mais pensez bien à écrire lisiblement votre nom et à rendre une copie soignée pour être sûr que l'IA puisse vous lire », a-t-elle précisé. Les élèves, surpris, ont réagi avec étonnement. Léa (prénom modifié) témoigne : « On ne s'y attendait pas. Nous n'étions pas préoccupés, mais plutôt étonnés. Certains ont dit : Si maintenant on travaille pour être corrigés par une IA… »
Un dispositif perfectible mais prometteur
Si l'initiative est saluée par les enseignants participants, certains soulignent que l'outil reste perfectible. « C'est une aide, mais ça reste perfectible », confie l'un d'eux. La vérification humaine reste indispensable pour garantir la qualité et l'équité des corrections. L'expérimentation devrait permettre d'évaluer l'efficacité de l'IA dans ce contexte et d'envisager un déploiement plus large.



