L'Institut français de recherches pour l'exploitation de la mer (Ifremer) et la coopérative bretonne Skravik lancent huit campagnes côtières à bord d'un voilier, le Morskoul. Ce catamaran de 15 mètres, amarré à La Rochelle, offre des avantages significatifs : moins gourmand en carburant, plus silencieux lors des approches et capable de rester plusieurs jours en mer.
Maximilien Simon, adjoint au directeur de la Flotte océanographique française de l'Ifremer, a souligné le besoin de transformation et de décarbonation de la flotte. « C'est un grand paradoxe quand on travaille sur l'océan. Ifremer est un grand acteur de la régulation climatique. Nous devons émettre moins de CO2 quand nous allons chercher des données scientifiques », a-t-il déclaré lors d'un point presse le 19 mai 2026. Actuellement, aucun des 17 navires de l'Ifremer n'est propulsé par des énergies renouvelables.
Huit campagnes entre mai et septembre 2026
Entre mai et septembre 2026, quarante-deux jours sont prévus à bord du Morskoul. Thibaut Coulombier, ingénieur au laboratoire Littoral Environnement et Sociétés (LIENSs) de l'université de La Rochelle, dirigera la mission Marmor-Avel. Les chercheurs étudieront la tectonique des plaques, mesureront le méthane dans l'estuaire de la Charente et le niveau de la mer en lien avec les satellites Swot.
Étude des dauphins en septembre
En septembre, Paula Mendez-Fernandez, ingénieur à l'observatoire Pelagis, embarquera pour la mission Cetagas. Pendant huit jours, elle étudiera les dauphins entre la baie d'Audierne, la mer d'Iroise et les Glénans. « La plateforme est très stable, l'approche à la voile est silencieuse et on peut dormir à bord », explique-t-elle. L'objectif est de marquer des cétacés, poser des caméras et suivre l'état de santé des dauphins du golfe de Gascogne.



