Bad Bunny vs Trump : un sondage révèle qui incarne le mieux l'Amérique
À peine une semaine après la performance retentissante de Bad Bunny lors de la mi-temps du Super Bowl, une enquête Yahoo!/YouGov pose une question directe : qui, entre Bad Bunny et Donald Trump, représente le mieux l'Amérique ? Selon cette étude menée auprès de 1 704 adultes, c'est l'artiste portoricain qui l'emporte, avec 42 % des voix contre 39 % pour l'ancien président, tandis que 20 % des sondés n'ont pas d'opinion.
Une fracture partisane et des résultats significatifs
Ce résultat est d'autant plus notable que l'échantillon comptait légèrement plus de républicains que de démocrates. La performance de Bad Bunny, entièrement en espagnol et une première dans l'histoire du Super Bowl, a immédiatement provoqué la colère de Donald Trump. Sur son réseau Truth Social, il l'a qualifiée de spectacle « dégoûtant » et d'« affront à la grandeur de l'Amérique ».
L'enquête met en lumière une fracture partisane claire, mais c'est chez les indécis, c'est-à-dire les répondants sans préférence politique désignés comme « indépendants », que le verdict est le plus sévère pour Trump. Parmi eux, 46 % estiment que Bad Bunny incarne mieux le pays, contre seulement 27 % pour l'ancien président.
Des écarts marqués selon les groupes démographiques
Chez les Afro-Américains, l'écart est encore plus prononcé, avec 61 % en faveur du rappeur contre 9 % pour Trump. En revanche, les électeurs blancs penchent toujours du côté de Donald Trump, avec 48 % contre 37 % pour Bad Bunny. Au final, la cote de popularité de Trump dans ce même sondage atteint son niveau le plus bas depuis son retour sur la scène politique, avec 39 % d'opinions favorables contre 58 % de défavorables.
Une erreur politique critiquée par les républicains
Depuis cette polémique, plusieurs figures du clan républicain ont critiqué la sortie de Donald Trump, y voyant une véritable gaffe politique. S'en prendre à Bad Bunny revient, selon eux, à s'attaquer à un électorat hispanique déterminant dans les élections. « Ça va nous faire plus de mal que de bien », a notamment déclaré Vianca Rodriguez, ancienne représentante de l'administration Trump, dans une interview à Reuters.
Quoi qu'il en soit, la performance de Bad Bunny, suivie par pas moins de 128 millions de téléspectateurs, démontre que le champ culturel est plus que jamais un espace privilégié pour critiquer un pouvoir qui tend à censurer les voix divergentes dans les médias traditionnels. Cette affaire souligne l'importance croissante des enjeux culturels dans le débat politique américain.



