Le festival de théâtre de rue d'Aurillac, qui s'ouvre ce mercredi, sera encadré par un dispositif de sécurité renforcé, a annoncé mardi la préfecture du Cantal. Trois unités de forces mobiles (CRS) seront présentes tout au long de la manifestation, afin d'éviter que ne se reproduisent les violences qui ont marqué l'édition 2025.
Des renforts de police et une mobilisation importante de la gendarmerie
La police nationale bénéficiera des effectifs locaux, complétés par des renforts issus de la BAC, d'équipes cynophiles et d'officiers de police judiciaire. Côté gendarmerie, aucun renfort extérieur n'est prévu, mais une « mobilisation très importante des effectifs cantaliens » est annoncée, avec 31 services spécifiques de contrôles associant plusieurs gendarmes, dont des équipes cynophiles, des équipes dans les trains et un hélicoptère.
L'objectif, selon la préfecture, « est que le festival se déroule dans les meilleures conditions pour les habitants, les festivaliers et les artistes ». Pour ce faire, plusieurs arrêtés ont été pris, notamment pour interdire l'utilisation d'artifices.
La mairie mise sur la médiation et la prévention
La mairie d'Aurillac a, de son côté, mis en place des actions de médiation et de prévention, appuyées par des agents municipaux et plusieurs associations, soit une centaine de personnes au total. Le maire de la ville, Patrick Casagrande, a déclaré : « Nous avons eu des événements fâcheux qui ont porté atteinte à l'image du festival et à sa pérennité. Nous voulons garantir la sérénité de l'édition 2026, qui doit être familiale et conviviale. »
Depuis son élection en mars, le maire a porté le nombre de caméras de vidéoprotection à 60. Le festival, qui s'achèvera samedi, doit accueillir près de 200 000 visiteurs.



