Un père de famille jugé pour une course-poursuite alcoolisée en Gironde
Père de famille jugé pour course-poursuite alcoolisée

Ce lundi 11 mai 2026, un père de famille comparaissait devant le tribunal correctionnel en comparution immédiate pour avoir cumulé les infractions routières. Les faits remontent au lundi 6 avril 2026, en fin de journée, sur la D128 reliant Rauzan à Naujan-et-Postiac. Le prévenu, conduisant sous l'empire de l'alcool, s'arrête à un stop. Deux gendarmes de Grézillac se placent alors derrière son véhicule pour procéder à un contrôle. Mais l'automobiliste redémarre brusquement, braque vers la droite et manque de percuter l'un des militaires, positionné à sa hauteur, main sur le capot et arme au poing. Le conducteur prend la fuite.

Une folle échappée

Il est alors pris en chasse par les gendarmes, qui doivent utiliser deux herses pour crever les pneus et immobiliser le véhicule. Polo gris, le visage marqué et la voix presque timide, le conducteur assure : « Je n'avais pas vu les gendarmes. Je suis sincèrement désolé. »

Des questions qui restent sans réponse

« Monsieur, est-ce que vous mesurez la chance que vous avez eue que le gendarme ne tire pas ? », lance la présidente d'audience. En état de récidive légale pour des faits de conduite en état d'ivresse, le prévenu a refusé le dépistage avant qu'un test ne révèle une alcoolémie supérieure au seuil délictuel. À la barre, il peine à suivre le rythme des questions des magistrats. Il assure ne pas « se souvenir de toute la soirée ». « Comment se fait-il que les gendarmes, qui n'ont pas bu d'alcool, se souviennent des événements, mais pas vous ? », interroge un juge. « Je ne comprends pas où vous voulez en venir », finit par articuler le prévenu.

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La défense plaide la maladie

Bras croisés, dos droit, le gendarme témoigne du « bon de rattrapage » que lui et son équipe ont dû effectuer pour poursuivre le conducteur. « Mon client est malade, l'alcoolisme est une addiction », rappelle l'avocat de la défense, qui plaide la relaxe. Par décision contradictoire, le tribunal condamne le prévenu à douze mois de prison dont neuf avec sursis probatoire. Il doit également indemniser la partie civile à hauteur de 1 600 euros. Son permis lui est retiré. Il ne pourra le repasser qu'au bout d'un mois, à condition d'installer un dispositif antidémarrage par éthylotest pendant deux ans.

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