Un rapport d'inspection disculpe la proviseure
Selon un rapport d'inspection rendu public ce lundi 22 juin 2026, la proviseure du lycée où était scolarisé Jérôme Barella en 2020 a bien traité son signalement. Ce document écarte tout manquement de sa part dans la gestion de l'affaire qui a conduit à la mort de Lyhanna, une jeune fille de 14 ans.
Le rapport, commandé par le rectorat, précise que la proviseure a immédiatement alerté les services sociaux après avoir été informée des faits. Elle a également mis en place un suivi psychologique pour l'élève concerné.
Les faits remontent à 2020
En 2020, Jérôme Barella, alors âgé de 15 ans, avait été signalé par sa proviseure pour des comportements inquiétants. Le rapport indique que ce signalement a été effectué dans les règles de l'art, conformément aux protocoles en vigueur. « La proviseure a agi avec diligence et professionnalisme », a déclaré un inspecteur d'académie.
L'affaire a refait surface après la mort de Lyhanna en 2025, entraînant une enquête sur les éventuelles négligences des autorités.
Des accusations écartées
Le rapport d'inspection de 20 pages conclut que la proviseure n'a commis aucune faute. Il souligne que le signalement a été transmis dans les délais et que les mesures de suivi ont été appropriées. « Aucun élément ne permet de mettre en cause la responsabilité de la proviseure », peut-on lire dans le document.
Cette conclusion contredit les accusations de la famille de Lyhanna, qui estimait que la proviseure n'avait pas pris la mesure de la dangerosité de Jérôme Barella.
Une affaire qui a bouleversé l'opinion
La mort de Lyhanna en 2025 avait suscité une vive émotion en France. L'adolescente avait été tuée par Jérôme Barella, qui avait déjà été signalé pour des faits de violence. L'enquête avait mis en lumière des défaillances dans le suivi de l'adolescent.
Le rapport d'inspection apporte un éclairage nouveau sur le rôle de la proviseure, qui avait été critiquée par certains médias et par la famille de la victime.
Des réactions contrastées
La famille de Lyhanna a exprimé sa déception après la publication du rapport. « Nous espérions que la proviseure serait reconnue responsable », a déclaré l'avocat de la famille. De son côté, le syndicat des personnels de direction a salué un rapport qui « rétablit la vérité ».
La proviseure, qui a souhaité rester anonyme, a indiqué qu'elle était « soulagée » par les conclusions du rapport, mais qu'elle restait « profondément attristée » par la tragédie.



