Le gouvernement dissout le Bloc montpelliérain d'ultradroite et annonce d'autres mesures contre les groupuscules violents
Dissolution du Bloc montpelliérain et mesures contre l'ultradroite et l'ultragauche

Le gouvernement intensifie la lutte contre les groupuscules violents

Le ministre de l'intérieur, Laurent Nuñez, a quitté le palais de l'Élysée à Paris ce mercredi 4 mars 2026, à l'issue d'un conseil des ministres marqué par des annonces fortes en matière de sécurité. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a détaillé les mesures prises pour contrer la montée des extrémismes violents en France.

Dissolution immédiate du Bloc montpelliérain

Un groupe d'ultradroite basé à Montpellier, le Bloc montpelliérain, a été officiellement dissous ce jour. Cette décision fait suite à des enquêtes ayant révélé des appels répétés à la violence, à la haine et à la discrimination de la part de ses membres. Maud Bregeon a souligné que cette action s'inscrit dans une stratégie globale de lutte contre les mouvements extrémistes.

Trois autres dissolutions en préparation

La porte-parole a ajouté que trois autres dissolutions de groupuscules violents, tant d'ultragauche que d'ultradroite, seront prochainement annoncées. Parmi les cibles identifiées figurent le groupe d'ultradroite Patria albiges, situé à Albi, ainsi qu'un groupuscule d'ultragauche. Ces procédures avaient été lancées par le ministère de l'intérieur il y a plusieurs mois, avant le décès tragique de Quentin Deranque.

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La Jeune Garde toujours dans le collimateur

Le ministère de l'intérieur a également lancé un travail préparatoire pour la dissolution de cinq émanations locales de la Jeune Garde. Ce mouvement d'ultragauche, fondé en 2018 à Lyon par le député de LFI Raphaël Arnault, avait déjà été dissous en juin 2025. Ces nouvelles actions visent à empêcher toute reconstitution de cette organisation.

Contexte et historique des dissolutions

Depuis 2017, pas moins de 49 groupes ont fait l'objet de décrets de dissolution en conseil des ministres. Les derniers en date étaient la Jeune Garde et Lyon populaire. Cependant, certains mouvements, comme Les Soulèvements de la Terre, ont contesté ces décisions devant le Conseil d'État et ont obtenu gain de cause, rappelant la complexité juridique de ces procédures.

L'affaire Quentin Deranque et ses ramifications

La mort de Quentin Deranque, un militant d'extrême droite radicale frappé à mort à Lyon le 14 février, a mis en lumière la radicalisation violente de certains militants. Sept personnes, âgées de 20 à 26 ans, ont été mises en examen dans cette affaire. Elles sont connues pour être soit d'anciens membres de la Jeune Garde, soit des proches de ce mouvement d'ultragauche. Parmi elles, deux étaient collaborateurs du député Raphaël Arnault, illustrant les liens parfois étroits entre certains élus et ces groupuscules.

Cette série de mesures gouvernementales témoigne d'une volonté ferme de répondre aux défis sécuritaires posés par les extrémismes violents, dans un contexte où la polarisation politique semble s'accentuer. Les prochaines semaines seront cruciales pour observer l'efficacité de ces dissolutions et leur impact sur le paysage militant français.

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