À Montpellier, l'Observatoire des libertés publiques s'interroge sur la présence de policiers armés de fusils d'assaut lors des manifestations lycéennes. Ces CRS, équipés de fusils d'assaut HK G36, ne participent pas au maintien de l'ordre mais assurent la sécurisation de leur compagnie contre d'éventuels risques terroristes, dans le cadre du plan Vigipirate. Cette information, rapportée par Midi Libre le 14 octobre 2026, fait suite à l'alerte de nombreux lycéens montpelliérains.
Une mission de sécurisation distincte du maintien de l'ordre
Selon l'article de Laurent Vermorel pour Midi Libre, l'Observatoire des libertés publiques a été alerté par des lycéens de la présence de ces policiers armés lors des manifestations. La photo jointe à l'article montre qu'il s'agit de CRS affectés à la sécurisation de leur compagnie, et non au maintien de l'ordre. Leur mission s'inscrit dans le cadre du plan Vigipirate, le dispositif français de vigilance antiterroriste.
Généralement, deux CRS sont mobilisés aux deux extrémités du parc de leur compagnie. Ils sont équipés d'un fusil d'assaut HK G36, une arme de guerre massivement distribuée aux forces de l'ordre françaises, notamment les BAC, CRS et PSIG, en réponse directe aux attentats terroristes de 2015.
Un rééquilibrage face aux attaques terroristes
L'article rappelle que lors des attaques de janvier 2015 (Charlie Hebdo, Hyper Cacher) et de novembre 2015 (Bataclan, terrasses de Paris), les premiers policiers et gendarmes arrivés sur les lieux n'étaient équipés que de leurs armes de poing de calibre 9 mm, comme le Sig Sauer. Ce rapport de force était totalement déséquilibré face à des terroristes lourdement armés de fusils d'assaut de type Kalachnikov.
La distribution du HK G36 aux forces de l'ordre vise à corriger ce déséquilibre. L'Observatoire des libertés publiques, qui s'est étonné de cette présence, n'a pas encore publié de réaction officielle au-delà de son interrogation initiale.
Un sujet qui interpelle les lycéens montpelliérains
La présence de ces CRS armés a été signalée non loin du lycée Jean-Monnet à Montpellier, lundi 12 octobre vers 8 heures, selon la photo publiée par Midi Libre. Cette situation a suscité des interrogations parmi les lycéens, qui ont alerté l'Observatoire des libertés publiques.
L'article de Midi Libre, publié le 14 octobre 2026, est réservé aux abonnés. Il n'apporte pas de précisions supplémentaires sur les dates exactes des manifestations ni sur le nombre de lycéens mobilisés, mais il confirme que la question de l'armement des forces de l'ordre lors des manifestations reste un sujet de préoccupation pour les défenseurs des libertés publiques.