Pakistan : le gouvernement conteste le transfert d'Imran Khan à l'hôpital
Pakistan : le gouvernement conteste le transfert d'Imran Khan

Le gouvernement pakistanais a annoncé, mardi 19 août, qu'il allait contester la décision de la justice ordonnant le transfert de l'ancien premier ministre Imran Khan de la prison où il est détenu vers un hôpital de la capitale. Cette annonce a été faite par le ministre de l'Intérieur, Rana Sanaullah, lors d'une conférence de presse à Islamabad.

Une décision de justice contestée

Le ministre a précisé que le gouvernement déposerait un recours auprès de la Haute Cour d'Islamabad contre l'ordonnance rendue lundi par un tribunal de district. Cette ordonnance avait été émise après une requête déposée par les avocats d'Imran Khan, qui invoquaient des problèmes de santé. Selon eux, l'ancien chef du gouvernement, âgé de 73 ans, souffre de plusieurs affections nécessitant des soins spécialisés.

Rana Sanaullah a affirmé que le gouvernement ne s'opposait pas aux soins médicaux pour Imran Khan, mais qu'il contestait la procédure suivie. « Nous ne sommes pas contre les soins, mais nous contestons la manière dont cette décision a été prise », a-t-il déclaré. Le ministre a également suggéré que des soins pouvaient être prodigués à l'intérieur de la prison, où une équipe médicale est déjà disponible.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

La situation d'Imran Khan

Imran Khan est détenu depuis le 5 août dernier dans le cadre d'une affaire de corruption liée à la vente de cadeaux d'État. Il a été condamné à trois ans de prison par un tribunal de district d'Islamabad. Cette condamnation a été suivie de son arrestation et de son incarcération à la prison d'Attock, située à environ 60 kilomètres d'Islamabad.

Depuis son incarcération, ses avocats ont multiplié les demandes pour obtenir son transfert vers un hôpital, évoquant des douleurs à la cheville et des problèmes de colonne vertébrale. Ils ont également demandé à plusieurs reprises des visites médicales régulières. Le tribunal de district a finalement accédé à leur demande lundi, ordonnant son transfert vers l'hôpital général de la capitale pour une durée de deux semaines.

Les implications politiques

Cette affaire intervient dans un contexte politique tendu au Pakistan, où le parti d'Imran Khan, le Mouvement du Pakistan pour la justice (PTI), a organisé plusieurs manifestations pour réclamer sa libération. Le gouvernement, dirigé par le premier ministre Shehbaz Sharif, a jusqu'à présent rejeté ces demandes, affirmant que l'ancien premier ministre doit répondre de ses actes devant la justice.

Le recours du gouvernement devrait être examiné dans les prochains jours par la Haute Cour. En attendant, Imran Khan reste à l'hôpital, où il a été admis mardi matin. Selon des sources hospitalières, il a subi des examens médicaux et son état est jugé stable. Le gouvernement a indiqué qu'il respecterait la décision de la Haute Cour, quelle qu'elle soit.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale