Olivier Faure se dit « ravi » d'être candidat commun de la gauche non-mélenchoniste en 2027
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Olivier Faure envisage une candidature commune de la gauche pour 2027

À plus d'un an du scrutin, l'élection présidentielle de 2027 commence déjà à animer les débats politiques. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a déclaré ce dimanche qu'il serait « ravi » d'incarner la candidature commune de la gauche non-mélenchoniste. Lors d'une interview conjointe sur franceinfo et France Inter, en partenariat avec Le Monde, il a affirmé : « Tout le monde aimerait l'être. Et donc si je l'étais, je serais ravi. »

Une primaire pour désigner le candidat

Défenseur de l'idée d'une primaire pour choisir le représentant de la gauche, Olivier Faure a toutefois précisé qu'il n'avait « pas pris de décision […] à ce stade » concernant sa propre candidature. Cette déclaration intervient dans un contexte où la gauche cherche à se rassembler pour éviter la dispersion des voix, un enjeu crucial après les échecs électoraux récents.

Divisions internes au Parti socialiste

Interrogé sur les tensions au sein du PS, où il fait face à des contestations depuis les élections municipales de fin mars, Olivier Faure a déploré que « le problème du PS, c'est que c'est un peu le congrès permanent ». Il a ajouté : « Les claquements de porte, le cinéma permanent, etc. Je pense que ça lasse tout le monde et même ça dégoûte. » Ces remarques soulignent les difficultés persistantes du parti à surmonter ses divisions internes, qui fragilisent sa position sur l'échiquier politique.

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Passe d'armes avec Jean-Christophe Cambadélis

Sur Radio J ce même dimanche, l'ancien premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis a critiqué vertement Olivier Faure, estimant qu'il n'avait « plus de majorité » au PS et que le parti traversait « la plus grande crise » depuis « les années 1960 ». Cambadélis a lancé : « Soit il démissionne, soit il organise un congrès. Il ne peut pas se maintenir par artifice. C'est un service qu'il se rendrait à lui-même […] et qu'il rendrait aussi au Parti socialiste. »

En réponse, Olivier Faure a rétorqué par interview interposée : « Je suis assez stupéfait que celui qui a vendu Solférino », l'ancien siège du parti, et « qui a mis en état de quasi faillite le Parti socialiste, vienne aujourd'hui demander ma peau. » Cet échange vif illustre la profondeur des hostilités au sein du PS, où les luttes de pouvoir continuent de miner l'unité nécessaire pour les prochaines échéances électorales.

Les déclarations d'Olivier Faure et les réactions qu'elles ont suscitées montrent que la bataille pour l'avenir de la gauche et du Parti socialiste est déjà bien engagée, avec des enjeux qui dépassent largement les simples querelles internes pour toucher à la stratégie électorale de 2027.

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