Les Journées d’été des Ecologistes, tenues du 20 au 22 août à Grenoble, ont été dominées par une question : celle du périmètre de l’union de la gauche en vue de la présidentielle. Alors que l’union de toute la gauche semble impossible, les militants écolos sont partagés entre Raphaël Glucksmann et Jean-Luc Mélenchon.
L’union, mot-clé des discussions à Grenoble
Après un été caniculaire, le climat a cédé la vedette à la réflexion sur l’union. Le mot « union » a été au cœur des échanges. Ce n’est pas un hasard si ces universités d’été se sont déroulées à Grenoble, ville où l’alliance entre le candidat LFI Allan Brunon et la candidate écologiste Laurence Ruffin a permis à la gauche de gagner les municipales en mars.
Le thème du grand meeting de Marine Tondelier, secrétaire nationale du parti, était « Pour l’écologie, pour l’union ». À un an de l’élection présidentielle, elle a rappelé que cette union est indispensable : « Aucune famille politique à gauche n’est en mesure de gagner seule la présidentielle ! » Elle a ajouté que des propositions ont été lancées à chaque côté de la gauche.
Des militants partagés entre Glucksmann et Mélenchon
« Le peuple de gauche nous en voudra si on n’arrive pas à réunir la gauche. Du Parti socialiste à la France insoumise », prévient auprès du « Nouvel Obs » Elisabeth Abanda, co-secrétaire des Ecologistes pour le 19e arrondissement de Paris. « On veut une seule candidature », abonde Maryanne Bourdin, une autre militante.
La question de savoir pour qui penche le cœur des militants écolos reste ouverte. Certains voient en Raphaël Glucksmann une figure capable de rassembler au-delà des clivages traditionnels, tandis que d’autres estiment que Jean-Luc Mélenchon incarne une rupture nécessaire avec le système. Les discussions informelles entre les stands et les ateliers reflètent ce dilemme.
Un enjeu électoral majeur pour la gauche
L’exemple grenoblois, où l’union a porté ses fruits, sert de modèle. La victoire municipale de mars a montré que la coopération entre LFI et les écologistes peut mobiliser les électeurs. Cependant, l’échelle nationale est différente, et les ego politiques compliquent l’équation.
Marine Tondelier insiste sur l’urgence : sans union, la gauche risque de perdre la présidentielle. Les propositions lancées aux autres partis sont une première étape, mais la décision finale dépendra des négociations à venir. Pour l’heure, les militants repartent avec une conviction : l’union est nécessaire, mais son périmètre reste à définir.



